Chronologie

2 janvier 1655. Singlin est de retour à Paris, peut-être depuis plusieurs jours ; vers cette date, il accepte de diriger Pascal qui, en accord avec lui, décide d’aller faire une retraite

PASCAL Blaise, OC III, éd. J. Mesnard, p. 12.

7 janvier 1655. Mort du pape Innocent X, Giovanni Battista Pamfili

LEVILLAIN Philippe, Dictionnaire historique de la papauté, p. 892 sq. Né à Rome le 6 mai 1574, Giovanni Battista Pamfili est élu pape le 15 septembre 1644, couronné le 4 octobre, mort le 5 anvier 1655. Issu de deux puissantes familles de la noblesse romaine, fils de Camilio Pamfili et de Maia Flaminia del Bufalo. Ordonné prêtre, il fait une carrière rapide dans les offices judiciaires de la Curie. Promu avocat consistorial en 1601, il succède à son oncle Girolamo comme auditeur du tribunal de la Rote (1604). Le pape Grégoire XV le nomme nonce auprès de la cour de Naples (1621). Urbain VIII le nomme nonce auprès de la cour d’Espagne (1626) ; il est cardinal in petto l’année suivante. Après le décès d’Urbain VIII, le conclave est divisé entre le puissant parti austro-espagnol et le parti français (fermement appuyé à Paris par Mazarin), le parti des vieux cardinaux (philo-espagnol) et le parti des jeunes cardinaux, auquel appartient Francesco Barberini. Pamfili est un candidat de compromis. Un double conflit avec le parti Barberini et avec la France domine le pontificat. À Paris, Mazarin n’a pas accepté le choix du conclave, fait sans attendre que l’ambassadeur de France ait consulté sa cour. Il rappelle son ambassadeur. Innocent X réplique par une promotion cardinalice d’orientation clairement antifrançaise (6 mars 1645). Il  fait ouvrir une enquête fiscale sur les dilapidations des neveux d’Urbain VIII durant la guerre de Castro contre les Farnèse. Le 28 septembre, le cardinal Antonio Barberini s’enfuit clandestinement par mer pour la France ; le 15 octobre, le cardinal Francesco et le prince Tadeo arborent les armes de France sur leur palais, puis s’enfuient à leur tour avec leurs familles dans la nuit du 16 au 17 janvier 1646 ; leurs biens sont confisqués. Antonio Barberini est reçu avc les plus grands honneurs à la cour de France. Après l’échec de la mission de l’abbé Henri Arnauld (printemps 1646), la guerre franco-espagnole s’étend jusqu’à Orbetello, menaçant les possessions du prince Ludovisi, neveu  d’Innocent X. Ce dernier doit céder : l’ambassadeur de Fontenay entre à Rome (24 mai 1647), le frère de Mazarin est promu cardinal (7 octobre 1647), le cardinal Francesco Barberini retourne à Rome, où il retrouve ses biens et ses dignités (27 février 1648), puis c’est le tour de son frère Antonio (12 juillet 1653). Mais Innocent X accueille aussi avec honneur le cardinal de Retz, archevêque de Paris et ennemi de Mazarin durant la Fronde (1er décembre 1654). Dans l’ensemble du mouvement politique de l’Europe, la puissance diplomatique pontificale paraît en recul, notamment à l’occasion du traité de Westphalie. L’action religieuse d’Innocent X doit être envisagée dans ce cadre : partout dans le monde, le pape soutient et protège l’activité de la congrégation de la propagande et il encourage notamment les missions aux Philippines. Il condamne pourtant, contre l’avis des Jésuites, les rites chinois (12 septembre 1645). La prise de position du Saint-Siège sur le jansénisme constitue l’acte de plus longue portée théologique et religieuse du pontificat. Devant les progrès des thèses de Jansénius en Flandre et en France, et le succès remporté par La fréquente communion d’Arnauld, le Saint-Siège entre progressivement dans la voie d’une prise de position doctrinale. Le Saint-Office, puis une congrégation particulière de cardinaux examinent les textes incriminés. La bulle Cum occasions impressionis libri (31 mai 1653) est publiée à Rome le 9 juin, reçoit l’autorité de la sanction royale de Philippe IV et de Louis XIV, non sans rencontrer des résistances.

PASCAL Blaise, OC III, éd. J. Mesnard, OC III, p. 12.

RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, Pléiade, p. XLVI. Le roi refuse le concours de Retz pour l'élection de son successeur et interdit à tous les cardinaux de la faction de France de communiquer avec lui.

RETZ, Mémoires, éd. Bertière, I, p. 145.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, éd. Le Roy, Pléiade, t. 2, p. 56.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1049.

7 janvier 1655. Pascal arrive à Port-Royal en compagnie du duc de Luynes

FONTAINE Nicolas, Mémoires ou histoire des solitaires de Port-Royal, éd. P. Thouvenin, Paris, Champion, 2001, p. 215.

OC III, p. 12. Pascal a obtenu du duc de Roannez un consentement « qui ne fut pas donné sans larmes » pour aller à sa retraite. Au cours du mois de janvier, Pascal passe sous la direction de Sacy, avec lequel il a des entretiens.

Mi-janvier 1655. Pascal quitte le château de Vaumurier pour rejoindre les solitaires aux Granges ; il annonce la nouvelle dans une lettre perdue à sa sœur Jacqueline.

OC III, p. 13.

15 janvier 1655. Mazarin réunit quinze prélats au Louvre pour lire le bref du pape du 29 décembre 1654

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 55. Les prélats concluent que puisque le pape dit que les cinq propositions sont de Jansénius, et que le pape a condamné dans ces cinq proposition la doctrine contenue dans l’Augustinus, on peut imposer une souscription.

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 228.

15 janvier 1655. Ouverture du conclave à Rome

RETZ, Mémoires, éd. Bertière, I, p. 145.

RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVI. Les cardinaux français voudraient faire élire le cardinal Giulio Sacchetti, candidat de Mazarin. Retz soutient au contraire le cardinal Fabio Chigi, connu comme adversaire du ministre.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1049. Il ne prendra fin que le 7 avril, avec l'élection du cardinal Chigi.

19 janvier 1655. Lettre de Jacqueline à Blaise

OC III, p. 68 sq. Jacqueline trouve en Blaise un pénitent très réjoui, “gai dans la solitude”, au lieu d'expier les “divertissements du monde” “par des larmes continuelles” : p. 68-69.

OC III, p. 13.

Vers le 22 janvier, à Port-Royal des Champs. Nouvelle lettre perdue de Blaise à Jacqueline où il autorise celle-ci à raconter sa conversion à Gilberte.

OC III, p. 13.

25 janvier 1655. Lettre de Jacqueline à Gilberte sur la conversion de Blaise.

OC III, p. 13.

OC III, p. 70 sq. Récit de la période qui a précédé la conversion : p. 71. Quelques jours auparavant, “il me vint voir et à cette visite il s'ouvrit à moi d'une manière qui me fit pitié, en m'avouant qu'au milieu de ses occupations qui étaient grandes, et parmi toutes les choses qui pouvaient contribuer à lui faire aimer le monde, et auxquelles on avait raison de le croire fort attaché, il était de telle sorte sollicité de quitter tout cela, et par une aversion extrême qu'il avait des folies et des amusements du monde, et par le reproche continuel que lui faisait sa conscience, qu'il se trouvait détaché de toutes choses d'une telle manière qu'l ne l'avait jamais été de la sorte, ni rien d'approchant ; mais que d'ailleurs, il était dans un si grand abandonnement du côté de Dieu qu'il ne sentait aucun attrait de ce côté-là ; qu'il s'y portait néanmoins de tout son pouvoir, mais qu'il sentait bien que c'était plus sa raison et son propre esprit qui l'excitaient à ce qu'il connaissait le meilleur que non pas le mouvement de celui de Dieu, et que, dans le détachement de toutes choses où il se trouvait, s'il avait les mêmes sentiments de Dieu qu'autrefois, il se croyait en état de pouvoir tout entreprendre, et qu'il fallait qu'il eût eu en ces temps-là d'horribles attaches pour résister aux grâces que Dieu lui faisait et aux mouvements qu'il lui donnait...” Problèmes du choix d'un guide : p. 72. Décision de faire retraite à Port-Royal : p. 73.

GEF IV, p. 61-62.

SCHMITZ DU MOULIN, Pascal, p. 40 sq.

28 janvier 1655. Blaise Pascal, rappelé par ses affaires, quitte les Granges ; il obtient de demeurer dans une chambre de Port-Royal de Paris

OC III, p. 13.

31 janvier 1655 ou 1er février 1655. L’affaire de M. Picoté et du duc de Liancourt. Charles Picoté, vicaire de Saint-Sulpice, refuse l'absolution à Roger du Plessis, duc de Liancourt (Paris ?, 1598 - Paris, 1er août 1674). Il exige que son paroissien retire sa petite-fille de Port-Royal et congédie deux augustiniens logés chez lui.

Les récits de cet épisode ne sont pas tous concordants.

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. XXXVII sq. Récit de l’affaire Picoté.

GAZIER Augustin, Histoire générale du mouvement janséniste, I, p. 99 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 49 sq.

Les prêtres de la paroisse de Saint-Sulpice sont très antijansénistes.

L’exaspération des prêtres à l’égard de Liancourt vient à son comble quand ce dernier refuse d’obtempérer aux ordres d’un vicaire, Charles Picoté, qui, le 1er février 1655, refuse de lui accorder l’absolution tant qu’il n’a pas retiré sa petite-fille Jeanne-Charlotte de l’abbaye de Port-Royal, renvoyé Amable de Bourzeis, théologien augustinien, et renoncé à soutenir le P. Desmares.

Mais Liancourt ne veut pas rompre avec Port-Royal. Voir JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 7. « Le 1er février, veille de la Chandeleur, il fut à sa paroisse de Saint-Sulpice au faubourg Saint-Germain, et se confessa à un prêtre de là, nommé M. Picoté, son confesseur ordinaire, qui l’ayant ouï ne lui voulut donner l’absolution qu’il ne lui promit trois choses ; la première, de ne plus avoir chez lui M. l’abbé de Bourzeis (homme reconnu de doctrine et de piété) ; la deuxième, de retirer sa petite fille et unique héritière du monastère de Port-Royal où elle est en pension ; et la troisième, de ne plus fréquenter du tout les personnes de ce lieu de Port-Royal comme étant dangereuses et déclarées hérétiques. On a su certainement que cet ordre était prémédité et venu de M. le Curé, ensuite du complot qui avait été fait entre ses amis et lui de refuser à ce seigneur de très rare piété l’absolution et la communion ; afin qu’un tel commencement donnât lieu d’excommunier désormais tous ceux qu’ils appellent Jansénistes, ne le pouvait faire autrement, après tous leurs essais. M. de Liancourt ayant déclaré à ce confesseur qu’il n’avait aucuns sentiments particuliers touchant la foi et qui ne fussent très conformes à la Constitution du Pape Innocent X touchant les cinq propositions, il ne lui voulut promettre les choses ci-dessus ; et ce confesseur lui ayant demandé quelques jours pour voir ce qu’il aurait à faire, M. de Liancourt s’en alla. Quelques jours après, il pria M. Vincent d’aller trouver M. le curé de Saint-Sulpice. M. Vincent se plaignit à lui de ce procédé, que M. le Curé approuva, etc. M. de Liancourt se pourvut ensuite vers M. de Metz, abbé de Saint-Germain des Prés, qui a tous les droit épiscopaux en cette paroisse, et s’adressa pour cela au Prieur de Saint-Germain, son grand-Vicaire, qui lui dit qu’il pouvait communier dans l’église de cette Abbaye, ce qu’il fit. Cependant M. le curé de Saint-Sulpice assembla des docteurs, qui furent M. Morel, M. Charton, pénitencier, M. de Breda, curé de Saint-André et M. Grandin, syndic et professeur en Sorbonne, pour consulter le procédé de son prêtre, et ce que lui, curé, avait à faire pour la communion. Ce dernier docteur seul fut de son avis, qu’on avait bien fait de refuser l’absolution et qu’on devait aussi refuser la communion. Sur cela M. le curé publia ce qui s’était passé et dit à Madame de Liancourt (de qui on le sait) que M. de Liancourt ne se présentât pas à la communion, qu’il ne savait pas ce qu’il ferait, et qu’on ne le réduise pas à cette extrémité, et disait partout qu’il avait consulté des docteurs, et qu’on ne faisait point de doute que son prêtre n’eût bien fait, et qu’on devait aussi refuser la communion, laissant inférer de là aisément qu’on devait tenir tous les Jansénistes pour excommuniés. » Note du manuscrit : « Mme de Liancourt a parlé à ces quatre docteurs qui lui ont dit, le premier et le deuxième, qu’on leur avait déguisé l’affaire ; le troisième, qu’il avait désapprouvé ce qu’on avait fait, et le quatrième, qu’on avait bien fait, etc. Il se peut que les trois premiers eussent été de même avis auparavant, et qu’ils s’en soient dédits de la sorte ».

Liancourt : « il (sc. M. Picoté) me répondit qu’il ne me pouvait donner l’absolution, qu’il en avait trop de scrupules, et qu’il en conférerait pour prendre avis là-dessus » (Mémoires de Beaubrun, II, f°301-303 ; RAPIN, Mémoires, II, p. 515).

Le duc a donc pris avis de M. Vincent ; l’affaire sort du secret de la confession et devient peu à peu quasi publique. Le duc demande ce qui se passera s’il vient communier ; Picoté est gêné ; on cherche à dissuader Liancourt de le mettre dans un mauvais cas, à présent que le refus d’absolution est public.

Des pressions s’exercent sur Picoté : le duc prend comme une menace le fait qu’on lui dise que, s’il se présente à la communion, le curé ne répond pas de ce qu’il fera ; s’agit-il d’une provocation de la part du milieu du duc, ou de la part des gens de Saint-Sulpice ?

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 62, donne le point de vue de Saint-Sulpice  dans l’affaire Liancourt.

Voir une défense du groupe de Saint-Sulpice dans GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 142 sq., qui pense que Picoté n’est pas un tyran spirituel borné, et qu’il accomplit ce qui est pour lui un devoir de conscience. Selon Gres-Gayer, c’est le duc qui a posé au curé de Saint-Sulpice, A. Le Ragois de Bretonvilliers, la question « comment il en userait pour la communion s’il s’y présentait » ; si provocation il y a eu, elle ne viendrait pas de Saint-Sulpice, mais du milieu des amis du duc. Après avoir pris de nouveaux avis autorisés, Bretonvilliers cherche à dissuader Liancourt de se présenter à la sainte table, et cherche à lui faire comprendre le fondement de cette difficulté pour l’engager à la discrétion. Mais l’affaire s’ébruite. Cette reconstitution diffère des récits ordinaires de cet épisode : p. 143.

Désavoué par plusieurs confrères et docteurs, et désapprouvé par le pape Alexandre VII, Saint-Sulpice finit par accorder l’absolution et la communion à M. de Liancourt. Mais, le 24 février 1655, Antoine Arnauld fait paraître sa Lettre d’un docteur de Sorbonne à une personne de condition [M. de Liancourt], lettre qui sera bientôt suivie, le 10 juillet, d’une Seconde Lettre à un duc et pair [M. de Luynes, ami de M. de Liancourt]. C’est de là que naîtra la campagne des Provinciales.

Voir Provinciale XVII, éd. Cognet, p. 336 : « ceux qui avaient voulu refuser l’absolution à leurs amis avant la lettre de M. Arnauld ont déclaré, depuis, qu’après qu’il avait si nettement condamné ces erreurs qu’on lui imputait, il n’y avait aucune raison de le retrancher, ni lui ni ses amis, de l’Église ». Comme le note Cognet, cela semblerait indiquer un revirement des prêtres de Saint-Sulpice vis à vis du duc de Liancourt ; mais on n’a pas d’autre indice d’un tel revirement.

OC III, p. 13.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XVI, p. XXXI sq.

ARNAULD Antoine, Considérations..., p. 11 sq., § XV. Picoté exige que Liancourt retire sa petite-fille de Port-Royal et congédie Bourzeis. Le duc de Verneuil, évêque titulaire de Metz et supérieur de Saint-Sulpice en qualité d’abbé de Saint-Germain-des-Prés, réprouve l’attitude de Picoté : p. XXXVIII.

FONTAINE, Mémoires, opuscules de Le Maître, voir index.

LESAULNIER Jean, Port-Royal insolite. Édition critique du Recueil de choses diverses, Klincsieck, Paris, 1992, 932 p.

LESAULNIER Jean, “Petite galerie des personnalités familières de Port-Royal”, Un lieu de mémoire : Port-Royal de Paris, Chroniques de Port-Royal, 40, 1991, p.137-183.

LESAULNIER Jean, “Les Liancourt, leur hôtel et leurs hôtes (1631-1674)”, in Images de La Rochefoucauld, P.U.F., Paris, 1984, p. 167-200.

LESAULNIER Jean, “L'inventaire de la bibliothèque des Liancourt”, Port-Royal et l'Histoire, Chroniques de Port-Royal, 46, Bibliothèque Mazarine, Paris, 1997, p. 209-256.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 50. Les trois exigences de M. Picoté. Le déroulement de l’affaire.

MESNARD Jean, Pascal et les Roannez, index.

Voir dossier Provinciales.

POUZET Régine, Chronique des Pascal. “Les affaires du monde” d'Étienne Pascal à Marguerite Périer (1588-1733), Paris, Champion, 2001, p. 174 sq.

Le curé de Saint-Sulpice est Alexandre Le Ragois de Bretonvilliers : voir SAINT-GILLES, Journal, p. 7. Voir aussi

HAMEL Charles, Histoire de l'Église de Saint-Sulpice, p. 122 sq.

Correspondance de M. Olier, p. 32 et 162.

RAPIN, Mémoires, I et II, surtout II, p. 237-240.

Les dispositions d'esprit des ennemis d'Arnauld : voir ARNAULD, Seconde lettre, p. 58 sq. Leur ignorance des ouvrages des augustiniens et leurs préventions : p. 58-59. Campagnes antijansénistes : p. 60-61.

CEYSSENS, “Nicolas Cornet”, p. 188 sq.

BLUCHE François, Dictionnaire du grand siècle, art. Cornet, p. 411-412.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXVII sq. Déroulement de l'affaire.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 57 sq. Début de l'affaire du duc de Liancourt. Reproches de Picoté : p. 57-58. 

SAINT-GILLES, Journal, éd. Jovy, p. 7 sq. Date du 8 avril 1655. Le 1er février 1655, Liancourt va à la paroisse de Saint Sulpice et se confesse à Picoté, qui lui commande de ne plus recevoir Bourzeis, de retirer sa fille de Port-Royal et de ne plus fréquenter les gens liés à Port-Royal.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 140 sq. Voir le récit de Liancourt dans les Mémoires de Beaubrun, II, f° 301 r-303 r. "Il me répondit qu'il ne me pouvait donner l'absolution, qu'il en avait trop de scrupules, et qu'il en conférerait pour prendre avis là-dessus". Le texte est publié dans les Mémoires de Rapin, II, p. 515. Caractère normal de la consultation de son curé par le prêtre, ainsi que de la consultation de docteurs qualifiés par le curé, tant qu'est conservé l'anonymat: p. 141. Le duc s'adresse à Vincent de Paul. Il a dû en consulter d'autres: p. 142. Le duc s'adresse à M. Vincent en présence de Mme d'Aiguillon : p. 142. L'affaire prend un tour public et sort du secret de la confession.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 142. Sur le prétendu refus de communion : c'est le duc qui a posé au curé de Saint-Sulpice, A. Le Ragois de Bretonvilliers, la question "comment il en userait pour la communion s'il s'y présentait" : p. 142. Provocation : p. 142. Après avoir pris de nouveaux avis autorisés, Bretonvilliers cherche à dissuader Liancourt de se présenter à la sainte table, et cherche à lui faire comprendre le fondement de cette difficulté pour l'engager à la discrétion. Mais l'affaire s'ébruite. Différence avec les récits ordinaires de cet épisode : p. 142. S'il y a provocation, elle ne vient pas de Saint-Sulpice, mais du milieu des amis du duc : p. 143.

Voir JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, P. 7. “Le 1er février, veille de la Chandeleur, il fut à sa paroisse de Saint-Sulpice au faubourg Saint-Germain, et se confessa à un prêtre de là, nommé M. Picoté, son confesseur ordinaire, qui l'ayant ouï ne lui voulut donner l'absolution qu'il ne lui promit trois choses ; la première, de ne plus avoir chez lui M. l'abbé de Bourzeis (homme reconnu de doctrine et de piété) ; la deuxième, de retirer sa petite fille et unique héritière du monastère de Port-Royal où elle est en pension ; et la troisième, de ne plus fréquenter du tout les personnes de ce lieu de Port-Royal comme étant dangereuses et déclarées hérétiques. On a su certainement que cet ordre était prémédité et venu de M. le Curé, ensuite du complot qui avait été fait entre ses amis et lui de refuser à ce seigneur de très rare piété l'absolution et la communion ; afin qu'un tel commencement donnât lieu d'excommunier désormais tous ceux qu'ils appellent Jansénistes, ne le pouvait faire autrement, après tous leurs essais. M. de Liancourt ayant déclaré à ce confesseur qu'il n'avait aucuns sentiments particuliers touchant la foi et qui ne fussent très conformes à la Constitution du Pape Innocent X touchant les cinq propositions, il ne lui voulut promettre les choses ci-dessus ; et ce confesseur lui ayant demandé quelques jours pour voir ce qu'il aurait à faire, M. de Liancourt s'en alla. Quelques jours après, il pria M. Vincent d'aller trouver M. le curé de Saint-Sulpice. M. Vincent se plaignit à lui de ce procédé, que M. le Curé approuva, etc. M. de Liancourt se pourvut ensuite vers M. de Metz, abbé de Saint-Germain des Prés, qui a tous les droit épiscopaux en cette paroisse, et s'adressa pour cela au Prieur de Saint-Germain, son grand-Vicaire, qui lui dit qu'il pouvait communier dans l'église de cette Abbaye, ce qu'il fit. Cependant M. le curé de Saint-Sulpice assembla des docteurs, qui furent M. Morel, M. Charton, pénitencier, M. de Breda, curé de Saint-André et M. Grandin, syndic et professeur en Sorbonne, pour consulter le procédé de son prêtre, et ce que lui, curé, avait à faire pour la communion. Ce dernier docteur seul fut de son avis, qu'on avait bien fait de refuser l'absolution et qu'on devait aussi refuser la communion. Sur cela M. le curé publia ce qui s'était passé et dit à Madame de Liancourt (de qui on le sait) que M. de Liancourt ne se présentât pas à la communion, qu'il ne savait pas ce qu'il ferait, et qu'on ne le réduise pas à cette extrémité, et disait partout qu'il avait consulté des docteurs, et qu'on ne faisait point de doute que son prêtre n'eût bien fait, et qu'on devait aussi refuser la communion, laissant inférer de là aisément qu'on devait tenir tous les Jansénistes pour excommuniés.” Note du manuscrit  : “Mme de Liancourt a parlé à ces quatre docteurs qui lui ont dit, le premier et le deuxième, qu'on leur avait déguisé l'affaire ; le troisième, qu'il avait désapprouvé ce qu'on avait fait, et le quatrième, qu'on avait bien fait, etc. Il se peut que les trois premiers eussent été de même avis auparavant, et qu'ils s'en soient dédits de la sorte”. Le duc a donc pris avis de M. Vincent ; l'affaire sort du secret de la confession et devient peu à peu quasi publique. Le duc demande ce qui se passera s'il vient communier ; Picoté gêné ; on cherhe à dissuader Liancourt de le mettre dans un mauvais cas, à présent que le refus d'absolution est public.

pressions sur Picoté

le duc prend comme une menace le fait qu'on lui dise que, s'il se présente à la communion, le curé ne répond pas de ce qu'il fera provocation de la part du milieu du duc, ou de la part des gens de Saint-Sulpice ?

Si les Liancourt manifestent à plusieurs reprises beaucoup de modération, ils n'en restent pas moins d'une fidélité à toute épreuve à Port-Royal : ils continuent à recevoir des amis augustiniens tels qu'Antoine-Roger de Bridieu, fils d'Antoine de Bridieu, maître d'hôtel de M. de Liancourt depuis 1630 ; ils prennent Le Maistre de Sacy comme confesseur ; ils s'entretiennent régulièrement avec Jean Deslyons : le doyen de Senlis a consigné de nombreuses conversations dans des Journaux qui couvrent la période allant de 1653 à 1671 ; ce sont en particulier les discussions entre M. de Liancourt et Pascal ou Bourzeis.

Les personnes que Liancourt d'une part et le curé de Saint-Sulpice d'autre part, ont engagées dans l'affaire sont :

  • du côté de Liancourt : M. Vincent, p. 8, M. de Metz, abbé de saint-Germain des Prés, le Prieur de Saint-Germain, son grand vicaire ;
  • du côté du curé d saint-Sulpice, Morel, Charton, Breda et Grandin.

JANSEN, Arnauld d'Andilly, p. 58.

Picoté n'est pas un tyran spirituel borné ; il accomplit ce qui est pour lui un devoir de conscience ; mais on a aussi consulté Cornet, Morel, Le Moyne et Grandin.

Les Provinciales ou les lettres écrites par Louis de Montalte à un provincial et aux révérends pères jésuites, publiées sur la dernière édition revue par Pascal, avec les variantes des éditions précédentes, et leur réfutation consistant en introductions et nombreuses notes historiques, littéraires, philosophiques et théologiques, par M. l’abbé Maynard, chanoine honoraire de Poitiers, I, Paris, Didot 1851, p. 26 sq. L’affaire Liancourt présentée par un ennemi de Port-Royal.

25 février 1655.  Liancourt va voir le curé de sa paroisse

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 69. Liancourt a communié en dehors de sa paroisse. Il rend visite à son curé par respect. Le curé soutient sa position. Mais le dimanche suivant, Liancourt peut communier dans sa paroisse.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  53 sq. Donne les dates du 23 ou du 24.

28 février 1655. M. de Liancourt peut communier dans sa paroisse

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 12.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 54.

Mars 1655. LALANE, Défense de la Constitution du Pape Innocent X et de la foi de l’Eglise

LALANE Noël, Défense de la Constitution du Pape Innocent X et de la foi de l’Eglise ; 1e partie : 1654, 29 p. (BN: D.8333) ; 1e et 2e parties, 1655, 288 p.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  243 sq.

8 mars 1655. Sermon du jésuite Danjou contre les jansénistes

Provinciale XV, 6.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 14. Le P. Danjou accuse le parti janséniste de détourner les aumônes pour financer ses délégués à Rome. Grenet, curé de Saint-Benoît, réagit très mal.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire e Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 25 sq. et p. 56.

Sur l'affaire du P. Danjou, voir GEF VI, p. 172. Extrait d'Arnauld, Seconde lettre: le prêche du P. Danjou excita une "plainte publique", car "tout le monde savait que ces aumônes avaient été reçues et employées par les prêtres de la Mission". Grenet, curé et docteur, protesta.

RACINE, Abrégé…, Œuvres, II.

HERMANT, Mémoires, II, p. 633.

Lettre de la mère Angélique du 12 mars 1655, in Lettres, II, Utrecht, p. 573.

9 mars 1655. Réponse de Grenet au sermon du P. Danjou.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 14 sq. Réponse de Grenet au sermon du P. Danjou.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 57 sq.

Provinciale XV, 6.

9 mars 1655. Lettre d'Arnauld d'Andilly à Mazarin

JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly, p. 20 sq. Arnauld d'Andilly écrit à Mazarin pour défendre la Lettre à une personne de condition d’Antoine Arnauld ; rappelant au ministre  que les Jansénistes s'étaient par son intermédiaire engagés à ne rien publier, il assume la responsabilité de sa publication. Mazarin fait répondre que sa lettre est bien accueillie : p. 21. Voir p. 55 la lettre d'Arnauld d'Andilly du 9 mars 1655 ; et p. 61, n. 3, la réponse probable de Mazarin.

10 mars 1655. Le P. Danjou réitère ses accusations et ajoute des menaces

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 15-16.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  58.

18 mars 1655. Louis Tronson,  Lettre d’un abbé à Monsieur Arnauld

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  53. Attribution du texte au sulpicien Louis Tronson.

20 mars 1655. Le roi va au parlement

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  53.

24 mars 1655. François Bosquet rend compte à l’assemblée du clergé de ses entretiens avec le pape Innocent X

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 434.

24 mars 1655. Jean de Gardies de Parlages, Lettre d’un ecclésiastique à un de ses amis sur ce qui est arrivé dans une paroisse de Paris à un seigneur de la cour

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  53. Attribution à Gardies de Parlages, disciple de Olier. La lettre est adressée à François Faure, évêque d’Amiens.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65. Attribuée à Péan par une note marginale.

28 mars 1655. Sermon du P. Adam devant le Roi et la Cour à Saint-Germain l’Auxerrois

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 31 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  72.

29 mars 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry, évêque de Coutances

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 60 sq. Arnauld d’Andilly envoie une traduction à Mazarin par l’intermédiaire d’Auvry. Il appelle le ministre à défendre Port-Royal : p. 61.

4 avril 1655. Le P. Danjou réitère ses accusations sur le détournement des sommes levées pour la charité par les jansénistes

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  58.

4 avril 1655. Lettre d’un docteur catholique à une dame de condition où est traitée la question savoir si l’on doit avoir suspecte la foi et la conduite du sieur Arnauld et de messieurs ses adhérans, communément appelés Jansénistes

Lettre d’un docteur catholique à une dame de condition où est traitée la question savoir si l’on doit avoir suspecte la foi et la conduite du sieur Arnauld et de messieurs ses adhérans, communément appelés Jansénistes, 4 avril 1655.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1049.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65. Attribuée L. Abelly. Le titre donne la date du 24 avril.

7 avril 1655. Le cardinal Fabio Chigi est élu pape et prend le nom d'Alexandre VII

JANSEN, Arnauld d'Andilly, p. 21. Voir le détail p. 62. La prévention d'Alexandre VII contre Port-Royal ; en juillet ou août 1655, il souhaite ouvertement la dispersion de ceux qui s'y trouvent : p. 65, n. 13.

RETZ, Mémoires, éd. Bertière, I, p. 145.

RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVI. Retz va répétant partout qu'il a fait l'élection. L'ambassadeur de France Hugues de Lionne, demande audience au nouveau pape peu après, et réclame l'arrestation et la mise en jugement immédiate de Retz. Réponse dilatoire du pape.

OC III, p. 13.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  55.

7 avril 1655.  Lettre écrite au roi par M. de Lionne sur l’élection de NSP le pape Alexandre VII...

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  64 et 353 sq.

7 avril 1655. La mère Angélique écrit à M. Fleury

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 195.

8 avril 1655. Saint-Gilles commence son Journal

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1049.

16 avril 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Etrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 62. On a reproché à Antoine Arnauld des équivoques dans sa première Lettre à une personne de condition. Arnauld d’Andilly propose qu’il s’explique encore davantage. Voir la note de p. 62 : Mazarin décide de réveiller l’affaire janséniste dès le début avril 1655.

19 avril 1655. Seconde lettre d'un abbé à M. Arnauld

GEF IV, p. 91.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1049-1050.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 66. Attribuée en note à L. Tronson.

24 avril 1655. Avis à Monsieur Arnauld, docteur de Sorbonne par un docteur catholique

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 66. Attribuée au jésuite Ferrier.

25 avril 1655. Lettre de Jacqueline à Gilberte

OC III, p. 14.

Printemps 1655. Pascal séjourne à l’hôtel de Roannez, où il travaille à la conversion du duc

OC III, p. 14.

10 mai 1655. Une assemblée de 13 évêques, réunie au Louvre, rédige une circulaire aux prélats de France afin de faire recevoir et signer par tous les ecclésiastiques la bulle Cum occasione ainsi que le bref du 29 septembre 1654.

OC III, p. 14. Références bibliographiques.

L’affaire revient sur le tapis l’année suivante : le 10 mai 1655, Mazarin a réuni encore une  fois au Louvre une assemblée de treize évêques, qui a rédigé une circulaire aux prélats de France afin de faire recevoir et signer par tous les ecclésiastiques la bulle Cum occasione ainsi que le bref du 29 septembre 1654. Texte de ce premier formulaire : "je me soumets sincèrement à la Constitution de notre saint Père le Pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens expliqué par l'Assemblée de Messeigneurs les Prélats de France du 28 mars 1654 et confirmé depuis par le Bref de sa sainteté du 29 septembre de la même année. Je reconnais que je suis obligé en conscience d'obéir à cette Constitution et je condamne de cœur et de bouche la doctrine des cinq Propositions de Cornelius Jansénius, contenues dans son livre intitulé Augustinus, que le Pape et les Évêques ont condamnées, laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce saint Docteur." On propose même de faire signer par tous ceux qui étaient suspects de jansénisme, sous peine de perte de leurs biens. Mazarin ressent malgré tout des réticences à pousser les choses aussi loin que le voudrait le P. Annat, car la persécution des augustiniens n’est pour lui qu’un moyen pour se réconcilier avec Rome, et non pas une fin en soi : voir SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, éd. Pléiade, t. 2, p. 54-55. La circulaire a été envoyée le 2 juin, avec le bref du 27 septembre 1654. Mais cette idée de signature n'aura pas de suite immédiate. Sur cet épisode, voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXXV ; ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 212 ; GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656,  p. 137. GEF V, p. 338.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXV sq.  On lit le bref du pape et on arrête qu’il sera adressé à tous les évêques du royaume par lettre circulaire, pour recevoir la bulle d’Innocent X. Premier acte du clergé de France où il soit ordonné d’exiger la signature des décrets de Rome : p. XXXVI. Mais ce n’est que l’année suivante qu’on parle d’un formulaire.

LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, La Morale, II, p. 453. Comment l’idée du formulaire s’est imposée progressivement et sans que fût jamais fait un examen sérieux de l’exigence de la signature.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656,  p. 137.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 57. Les jésuites induisent les quinze évêques à s’assembler et à composer une lettre circulaire à tous les prélats.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXXV. Treize évêques assemblés à Paris pour le bref du 2/9 septembre 1654. Projet d’une circulaire aux évêques pour le faire recevoir avec la bulle. On propose même de faire signer par tous ceux qui étaient suspects de jansénisme, sous peine de perte de leurs biens.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 212. Intrigues de Mazarin. La circulaire des évêques devait être envoyée avec le bref du 27 septembre 1654. la circulaire est envoyée le 2 juin.  

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, éd. Pléiade, t. 2, p. 54. Sur les réticences que, malgré tout, Mazarin ressent à pousser les choses aussi loin que le voudrait le P. Annat, voir III, VI, p. 54-55.

GEF V, p. 338.

Texte de ce premier formulaire : "je me soumets sincèrement à la Constitution de notre saint Père le Pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens expliqué par l'Assemblée de Messeigneurs les Prélats de France du 28 mars 1654 et confirmé depuis par le Bref de sa sainteté du 29 septembre de la même année. Je reconnais que je suis obligé en conscience d'obéir à cette Constitution et je condamne de coeur et de bouche la doctrine des cinq Propositions de Cornelius Jansénius, contenues dans son livre intitulé Augustinus, que le Pape et les Évêques ont condamnées, laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce saint Docteur."

Cette idée de signature n'aura pas de suite immédiate.

LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, La Morale, II, p. 454. Ce formulaire n’était pas bien vu de Rome, qui estimait que le pape était seul habilité à prescrire ne signature de foi.

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 439. Liste des prélats.

Le Formulaire de 1655

Texte de ce premier formulaire : "je me soumets sincèrement à la Constitution de notre saint Père le Pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens expliqué par l'Assemblée de Messeigneurs les Prélats de France du 28 mars 1654 et confirmé depuis par le Bref de sa sainteté du 29 septembre de la même année. Je reconnais que je suis obligé en conscience d'obéir à cette Constitution et je condamne de coeur et de bouche la doctrine des cinq Propositions de Cornelius Jansénius, contenues dans son livre intitulé Augustinus, que le Pape et les Évêques ont condamnées, laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce saint Docteur."

Cette idée de signature n'aura pas de suite immédiate.

LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, La Morale, II, p. 453. Comment l’idée du formulaire s’est imposée progressivement et sans que fût jamais fait un examen sérieux de l’exigence de la signature.

L’affaire revient sur le tapis l’année suivante : le 10 mai 1655, Mazarin a réuni encore une  fois au Louvre une assemblée de treize évêques, qui a rédigé une circulaire aux prélats de France afin de faire recevoir et signer par tous les ecclésiastiques la bulle Cum occasione ainsi que le bref du 29 septembre 1654. Texte de ce premier formulaire : "je me soumets sincèrement à la Constitution de notre saint Père le Pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens expliqué par l'Assemblée de Messeigneurs les Prélats de France du 28 mars 1654 et confirmé depuis par le Bref de sa sainteté du 29 septembre de la même année. Je reconnais que je suis obligé en conscience d'obéir à cette Constitution et je condamne de cœur et de bouche la doctrine des cinq Propositions de Cornelius Jansénius, contenues dans son livre intitulé Augustinus, que le Pape et les Évêques ont condamnées, laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce saint Docteur." On propose même de faire signer par tous ceux qui étaient suspects de jansénisme, sous peine de perte de leurs biens. Mazarin ressent malgré tout des réticences à pousser les choses aussi loin que le voudrait le P. Annat, car la persécution des augustiniens n’est pour lui qu’un moyen pour se réconcilier avec Rome, et non pas une fin en soi : voir SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, éd. Pléiade, t. 2, p. 54-55. La circulaire a été envoyée le 2 juin, avec le bref du 27 septembre 1654. Mais cette idée de signature n'aura pas de suite immédiate. Sur cet épisode, voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXXV ; ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 212 ; GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656,  p. 137. GEF V, p. 338.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656,  p. 137.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 58. Texte du formulaire de 1655. La lettre circulaire qui accompagne ce formulaire, son contenu et ses signataires : p. 58. Réaction des évêques devant cette initiative dénuée de toute autorisation : p. 59.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXV. Treize évêques assemblés à paris pour le bref du 2/9 septembre 1654. Projet d’une circulaire aux évêques pour le faire recevoir avec la bulle. On propose même de faire signer par tous ceux qui étaient suspects de jansénisme, sous peine de perte de leurs biens.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 212. Intrigues de Mazarin. La circulaire des évêques devait être envoyée avec le bref du 27 septembre 1654. la circulaire est envoyée le 2 juin. SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, éd. Pléiade, t. 2, p. 54. Sur les réticences que, malgré tout, Mazarin ressent à pousser les choses aussi loin que le voudrait le P. Annat, voir III, VI, p. 54-55.

GEF V, p. 338.

LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, La Morale, II, p. 454. Ce formulaire n’était pas bien vu de Rome, qui estimait que le pape était seul habilité à prescrire ne signature de foi.

NICOLE Pierre, Remarques sur le formulaire du serment de foi qui se trouve dans le procès verbal du clergé, Paris, 1660, p. 3.

17 mai 1655. Déclaration du roi sur le bref et la formule de foi à l’appui de la déclaration des quinze évêques

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXVI sq.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 57. Le roi ordonne que le bref du 29 septembre soit publié dans tout le royaume.

26 mai 1655. ANNAT, Réponse à quelques demandes

ANNAT François, Réponse à quelques demandes dont l’éclaircissement est nécessaire au temps présent, seconde éd., chez Lambert, Paris, 1655, 151 p., in-4°. Seconde édition en 1656.

Voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXX sq. Imprimé par Florentin Lambert ; sans approbation, mais muni d’un privilège. Reprise des idées des Cavilli. Le P. Annat va jusqu’à soutenir que la doctrine que les disciples de saint Augustin ont soutenue à Rome a été condamnée dans les cinq propositions, mais aussi que cette doctrine n’est pas séparée de celle de Calvin. Cette attaque oblige à publier la seconde partie de la Défense de la constitution : p. XXXI.

GEF IV, p. 91.

ARNAULD, Seconde Lettre, p. 31, 50, 121 et 164; daté du 26 mai 1655.

ARNAULD, Oeuvres, XIX, p. XXX sq. et p. XLI.

GEF VI, p. 91.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 249 sq. Forme de l'ouvrage : des réponses données à des demandes d'une personne du monde des honnêtes gens ; Annat sait que Port-Royal a des appuis mondains : p. 254. Fiction de dialogue destinée à montrer le caractère inconciliable des deux camps : p. 254. Les enjeux de la controverse selon Annat : "c'est une dispute de religion où il va d'être ou de n'être point tenu pour hérétique" : p. 250. Le point capital, selon Annat, est de savoir si Dieu donne à tous les justes la grâce qui leur est nécessaire pour observer les commandements qu'ils transgressent : p. 241. Saint Thomas allégué contre Arnauld : p. 251. Textes de saint Thomas montrant que le baptême rend sa première liberté à l'homme, que le baptisé a le pouvoir de persévérer : p. 252. Annat présente les jansénistes comme ceux qui refusent l'idée que le baptême efface la tache originelle : p. 252. rapprochement avec les calvinistes : p. 252. Il poursuit l'opposition à la question de la transsubstantiation: p. 253. Reproche majeur : Port-Royal a annexé la pensée de saint Augustin : p. 253. Voir chronologie, p. 1049.

GAY Jean-Pascal, Morales en conflit. Théologie et polémique au Grand Siècle (1640-1700), Paris, Cerf, 2011, p. 175 sq.

2 juin 1655. Lettre de Marmiesse et Villars aux évêques accompagnant la Constitution de Notre Saint-Père Innocent X

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 427.

13-14 juin 1655. Retz interdit de remplir leur fonction aux vicaires généraux nommés par le chapitre sur ordre de la cour

RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVII.

OC III, p. 14. Arrivée à Paris d’une lettre de Retz donnée à Rome le 22 mai, nommant, au mépris de la cour, Chassebras et Hodencq vicaires généraux du diocèse de Paris.

19 juin 1655. Première réunion des trois évêques chargés de constituer le dossier proposé par François Bosquet

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 434.

Juin ou juillet 1655. Une petite écossaise guérie par la sainte Epine à Port-Royal de Paris

GOUHIER Henri, Commentaires, p. 138.

SAINT-GILLES, Journal, 12 juillet 1655; voir OC I, p. 476. Saint-Gilles n'en tire pas argument en faveur d'une protection de Dieu sur Port-Royal.

POMMIER, Port-Royal et la Sainte Épine, p. 442-443.

ORCIBAL Jean, Port-Royal entre le miracle..., p. 21-22.

10 juillet 1655. ARNAULD Antoine, Seconde Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France.

 

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ARNAULD Antoine, Seconde Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France, Paris, 1655, 254 p. in-4°. BN : Ld4 203 et Ld4 203 A. Il existe plusieurs exemplaires de cette Lettre à la Bibliothèque de Clermont. Elle est datée “De Port-Royal des Champs, le 10 juillet 1655”, adressée au duc de Luynes. Une seconde édition est publiée en 1656, et une troisième édition en 1657. Le texte se trouve dans le tome XIX des Œuvres complètes, avec une notice p. XL sq. Sur la censure de l'Index, le 3 août 1656 : p. LXVIII. Voir RAPIN, Mémoires, III, p. 6 ; GEF IV, p. 91 sq. ; Les Provinciales, éd. Cognet, p. XX sq. ARNAULD Antoine, Seconde Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France, Paris, 1655, 254 p. in-4°. BN: Ld4 203 et Ld4 203 A.

Seconde édition en 1656 ; troisième édition en 1657. Voir au tome XIX des Œuvres complètes. Voir RAPIN, Mémoires, III, p.6 ; GEF IV, p. 91 sq. Lettre datée "De Port-Royal des Champs, le 10 juillet 1655", adressée au duc de Luynes et envoyée à Alexandre VII.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 143 sq. Signification des attaques lancées par Arnauld : p. 143. Attaque trop violente : p. 144. Déclaration sur le droit : Arnauld soutient que les cinq  propositions ne sont pas dans Jansénius, encore moins dans saint Augustin : p. 144.

OC III, p. 15. En fait, la publication ne se fait qu’au début de septembre.

Le 27 août 1655, et deux jours plus tard, Arnauld envoie son œuvre à Alexandre VII, avec une lettre latine, pour se blanchir des calomnies ; le tout a été présenté au pape le 24 septembre 1655 ; Saint-Amour fait lire la lettre d'Arnauld. Alexandre VII en aurait eu de l'estime. Voir ARNAULD Antoine, Considérations…, passim. Voir p. 10, § XIII, les explications données par Saint-Amour.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XL sq. Censure de l'Index: le 3 août 1656 : p. LXVIII.

CEYSSENS Lucien, "Nicolas Cornet", p. 189 sq. Rôle de Cornet dans l'affaire.

DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 91.

JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly, p. 21-22. Mazarin semble pousser Arnauld à s'enfoncer. Comment il pousse Arnauld d'Andilly à amener Antoine Arnauld à écrire la Seconde lettre. Le 25 août 1655, Arnauld d'Andilly écrit une lettre au ministre pour lui présenter la Seconde lettre. Voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XL. Il insiste sur le fait qu'Arnauld a été obligé de répondre contre son désir : voir SAINT-GILLES, Journal, éd. Jovy, p. 64.

D’autre part, suivant SAINT-GILLES, Journal, éd. Jovy, p. 41, Arnauld d'Andilly envoie un des premiers exemplaires de la Seconde lettre à Séguier, hardiesse dont celui-ci se plaint à Mazarin.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 59 sq.

GAZIER Augustin, Histoire générale du mouvement janséniste, I, p. 100 sq.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 216 sq.

Continuation des Essais de morale, Tome quatorzième, contenant la vie de M. Nicole et l’histoire de ses ouvrages, Première partie, chapitre IV, A Luxembourg, chez André Chevalier, 1732, p. 41 sq. En 1655, Nicole participe à la rédaction de la Lettre à une personne de condition, consécutive à l’affaire Picoté. Brève histoire de la querelle : p. 41 sq. La Seconde lettre à un duc et pair : p. 42. Part que Nicole a eue dans les écrits de cette période : p. 42-43.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 33 sq. La condamnation de la Seconde lettre a été endossée par l’assemblée du clergé, mais quoiqu’elle ait été étudiée par une commission du Saint-Office, ce dernier n’en a tiré aucun jugement ; il n’était pas dans les habitudes de l’autorité romaine d’avaliser le jugement d’une faculté de théologie, ce qui eût pu être perçu comme une reconnaissance de son magistère. Voir p. 66 sq., sur cette lettre.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 40 sq. Ou BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  79 sq. Diffusion de la Seconde Lettre : p. 41. Réaction hostile commune du Chancelier et du Garde des Sceaux, pourtant ennemis en temps ordinaire, pour perdre l'auteur et ses amis ; ils font une démarche auprès de Mazarin : p. 41. Voir p. 62, à la date du 23 novembre 1655.

14 juillet 1655. Lettre de Mazarin à Claude Auvry

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 63. Mazarin assure Auvry de l’estime qu’il ressent pour Arnauld d’Andilly.

27 juillet 1655. Lettre d'Arnauld au pape Alexandre VII

LE GUERN, Pascal et Arnauld, p. 65.

GOUJET, Vie de M. Nicole, 1732, t. 1, p. 51 : “M. Nicole eut beaucoup de part à cette lettre, et à tous les écrits que son ami fut obligé de faire le reste de cette année et la suivante pour la défendre et la justifier”

31 juillet 1655. Un jésuite prêchant prononce à Saint-Louis des propos scandaleux, notamment des éloges impies de saint Ignace

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 94 sq.

Fin juillet 1655. Un jacobin conduit à l’exil par une intervention des jésuites parce qu’il avait soutenu une thèse augustinienne sur la grâce

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 94.

HERMANT, Mémoires II, p. 689-690.

2 août 1655. Lettre de Saint-Gilles à un ami

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 237.

19 août, Clermont-Ferrand. Signification de l’arrêt du 18 juin

OC III, p. 15.

Vers le 20 août 1655. Départ du duc de Roannez pour un long séjour en Poitou

OC III, p. 15.

21 août 1655. Ordonnance de la Chambre des Comptes sur requête de Pascal

OC III, p. 15.

25 août 1655, Arnauld d'Andilly écrit une lettre à Mazarin pour lui présenter la Seconde lettre à un duc et pair

JANSEN, Arnauld d'Andilly, p. 21-22 ; texte de la lettre, p. 63 sq. Comment Mazarin pousse Arnauld d'Andilly à amener Arnauld à écrire la Seconde lettre. Le 25 août 1655, Arnauld d'Andilly écrit une lettre à Mazarin pour lui présenter cet écrit. Il proteste de la sincérité de son frère et exprime le souhait que la paix soit rétablie : p. 64. Il proteste contre les calomnies que les jésuites font courir sur Port-Royal : p. 65. Il a appris que les jésuites ont porté ces calomnies jusqu’au pape, ce qui lui a  été confirmé par une lettre de Cosimo Brunetti : p. 65-66. Deux jours plus tard, Arnauld envoie son œuvre à Alexandre VII. Voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XL. Mazarin pousserait Arnauld à s'enfoncer.

25 août 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à l’évêque de Coutances, Claude Auvry

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 66 sq.

26 ou 27 août 1655. Arnauld, retiré à Port-Royal des Champs, adresse une épître latine au pape, Antonii Arnaldi ad Alexandrum VII epistola

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 80.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. 561-562.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 91.

27 août 1655. Lettre de Claude Auvry à Mazarin

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 68.

5 septembre 1655. Lettre du père de Nicole rapportant un sermon antijanséniste de Hallier à Chartres

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 95 sq.

11 septembre 1655. Lettre de Saint-Amour à Arnauld pour le remercier de l’envoi de son Ad Alexandum VII epistola

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 80.

11 septembre 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 68. Il justifie Port-Royal de dissimuler Chassebras. Il proteste aussi contre l’accusation lancée contre Port-Royal d’avoir fait des vers satiriques contre le gouvernement : p. 70.

11 septembre 1655. Autre lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 70 sq. Arnauld d’Andilly s’en prend nommément au chancelier Séguier, qui aurait répété des calomnies à Mazarin sur la situation de Chassebras.

12 septembre 1655. Lettre de Claude Auvry à Mazarin en lui envoyant les deux billets d’Arnauld d’Andilly

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 72.

18 septembre-3 novembre 1655. Après un séjour dans la vallée de la Loire, Huygens revient à Paris avec ses compagnons

OC III, p. 16. Visites : Chapelain, Mylon, Roberval. Il est informé des discussions sur les partis. Mais il ne peut rencontrer Pascal, qu’on lui dit détaché des sciences.

19 septembre 1655. La Motte-Houdancourt, évêque de Rennes, obtient des lettres patentes pour faire enregistrer la bulle du pape et le bref au Parlement de Bretagne

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 59.

24 septembre 1655. La Seconde lettre d'Arnauld remise au pape

ARNAULD Antoine, Considérations…, passim. Voir p. 10, § XIII, les explications données par Saint-Amour : Arnauld avait envoyé sa Seconde lettre au pape, avec une lettre latine, pour se blanchir des calomnies ; le tout a été présenté au pape le 24 septembre 1655 ; le pape en aurait eu de l'estime. Saint-Amour fait lire la lettre d'Arnauld.

26 septembre 16654. La Motte-Houdancourt, évêque de Rennes, ordonne aux religieux de son diocèse de signer un formulaire particulier qu’il a composé

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 59. Test du formulaire.

Octobre 1655. Date probable de rédaction des Écrits sur la grâce

OC III, p. 16.

1er octobre 1655. Election de Guyart comme syndic de Sorbonne

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 146. Il l'emporte sur le docteur Porcher que grâce aux voix des religieux mendiants.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 86. Présence de religieux mendiants en nombre disproportionné : p. 87.

ARNAULD Antoine, Considérations sur ce qui s’est passé a l’Assemblée de la Faculté de Théologie de Paris tenue le 4 novembre 1655. Sur le sujet de la Seconde lettre de Monsieur Arnauld Docteur de Sorbonne, Paris, 1655, 34 p. in-4° (BN: Ld4.210). Voir Provinciales, éd. Cognet, p.26, n. 1 ; GEF IV, p. 195.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  82 sq.

DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 91.

11 octobre 1655. MARANDÉ, Réponse à la Seconde lettre

MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 45.

11 octobre 1655. Lettre d'Arnauld à Taignier

“On retardera la publication du Posse, de peur que cela ne fasse tort à la réimpression de la Lettre (sc. la Seconde lettre à un duc et pair). Mais nous sommes fort mal satisfaits de Savreux. Il ne nous paye que de paroles. On a empêché, pour lui faire plaisir, que Le Petit ne l'ait réimprimée, il y a six semaines ; et depuis encore, que Desprez ne le fît. Et aujourd'hui nous voilà sans Lettres. Il semble qu'il en soit bien aise, pour vendre à un prix excessif celles qu'il a. Il avait promis de faire travailler à deux presses, et même à trois ; et j'apprends que ce n'est que de cette semaine qu'il en a deux, et qu'il en a refusé une troisième qu'on lui a voulu donner, et dont il était demeuré d'accord. Je sais bien que c'est la peur qu'il a eue que cette presse ne fît pas si bien que les deux autres. Mais il en pouvait toujours essayer une feuille. Enfin cela n'avance point. On nous a dit encore qu'il renchérit les Concordes évangéliques, et que par là il empêche qu'on n'en achète autant qu'on ferait. Cela est très mal”.

LE GUERN, Pascal et Arnauld, p. 66.

14 octobre 1655. Arnauld est parti aux Granges de Port-Royal.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050. Arnauld craint une lettre de cachet.

19 octobre 1655. Lettre d’Arnauld à Saint-Amour

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 84.

25 octobre 1655. Ouverture de l'Assemblée du clergé qui durera jusqu'au 23 mai 1657.

OC III, p. 16.

26 octobre 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Mazarin

Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 72 sq. Arnauld d’Andilly continue de proclamer que Port-Royal n’a pas caché Chassebras.

26 octobre 1655. Lettre de Jacqueline à Blaise Pascal

OC III, p. 16. Sur la méthode de lecture qu’il a inventée.

29 octobre 1655. Première séance plénière de l’Assemblée du clergé

OC III, p. 16.

Début de l'affaire Arnauld en Sorbonne

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 62 sq.

Arnauld et Port-Royal vus de Rome

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 79. Rapport de Brunetti sur l'opinion du pape sur Arnauld. Le pape a dit que quo ad mores extrinsecos sapeva che si viveva a Porto Reale con edificazione, ma che dubitava dell'interno... “Que M. Arnauld passe en ce pays-là pour un chef de faction et de parti qui sont les Jansénistes, et pour l'auteur et l'instigateur de tous les troubles, un homme querelleur et séditieux ; qu'on vcroit qu'il n'y a qu'à Port-Royal où il y ait des séducteurs ; et que, hors deux ou trois évêques, il n'y a personne en France qui parle seulement de ces matières, sinon en faveur des Molinistes ; que ce sont les Augustinns, les Dominicains, et autres qui disent cela, et qu'on rapporte au pape que, si le Port-Royal était détruit, le Jansénisme le serait aussi.”

Les examinateurs

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 63. Cornet, Le Moine, Chapelas, Bail, Breda, Nicolaï.

4 novembre 1655. Guyart obtient l'examen de la Seconde Lettre d'Arnauld

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 60 sq.

Les Provinciales, éd. Cognet, p. XXI.

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLII. Examinateurs : p. XLII.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 218.

CEUYSSENS Lucien, “Nicolas Cornet”, p. 191 sq.

ARNAULD Antoine, Considérations sur ce qui s’est passé a l’Assemblée de la Faculté de Théologie de Paris tenue le 4 novembre 1655. Sur le sujet de la Seconde lettre de Monsieur Arnauld Docteur de Sorbonne, Paris, 1655, 34 p. in-4°. Texte photocopié.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 146. Raisons alléguées par le syndic Guyart : p. 146. Il est clair qu'il agit à la sollicitation des grands du royaume. Choix des membres de la commission chargée d'étudier la Seconde Lettre : Cornet et Le Moyne en sont : p. 146. Chapelas, Bréda, Bail et Nicolaï : p. 147. Tous ennemis d'Arnauld.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

OC III, p. 17.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 16. Voir p. 88 sq., le récit des événements.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 98 sq. Les examinateurs sont tous des ennemis d’Arnauld : p. 100.

4 novembre 1655. Avis interlocutoire de J. Rousse

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. LVI. Premier avis dans l’affaire Arnauld.

5 novembre 1655. Lettre d’Arnauld à la Mère Angélique

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 85.

8 novembre 1655. Choiseul, évêque de Comminges, remercie Arnauld de sa Seconde lettre

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 80.

9 novembre 1655. Mort de Gassendi

Libertins du XVIIe siècle, p. 1427.

12 novembre 1655. Requête au conseil par Guyart pour passer outre à la protestation de Saint-Amour

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 89.

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLIII. Coup de force pour obtenir l'examen du livre d'Arnauld.

13 novembre 1655. Les Lettres en Chancellerie des partisans d'Arnauld

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 89.

13 novembre 1655. L’évêque d’Amiens fait signer un formulaire dans son diocèse

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 60.

16 novembre 1655. Les partisans d’Arnauld demandent au parlement d’annuler la décision du 4 novembre

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 147.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 90. Signataires de cette requête : p. 90, n. 1.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 100 sq.

17 novembre 1655. Appel comme d'abus par soixante docteurs

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 218. Soixante docteurs, appuyés par l'avocat général Talon, appellent comme d'abus. Echec de la manoeuvre : p. 219.

ARNAULD Antoine, Considérations..., p. 17.

ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 4. Analyse détaillée de l'argumentation de l'avocat général Talon.

ARNAULD Antoine, Oeuvres, XIX, p. XLIII sq. Indique le nombre de 62 docteurs.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 147. Appel au Parlement demandant l'annulation de la décision du 4 novembre ; donne la date du 16 novembre pour cet acte. Résumé des motfis de la protestation.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 100.

17 novembre 1655. Arrêt juridique passé par Arnauld

ARNAULD, Oeuvres, XIX, p. XLIII. Daté du 17, il est signifié le 19 au Syndic.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 148. Arnauld récuse nommément les examinateurs qu’on lui a donnés.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050. Arnauld récuse les examinateurs qu'on lui a imposés.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 92.

21 novembre 1655. La requête des opposants dans l’affaire Arnauld est entre les mains de M. de Savreuses, conseiller-clerc à la Grand Chambre

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 91.

24 novembre 1655. Lettre d'Arnauld à la Sorbonne pour demander à y être entendu

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLV.

ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 5.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 91.

25 novembre 1655. Séance au parlement sur l'appel d'Arnauld

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII sq. Nom des avocats. Conclusions de l'avocat général Talon du 26 novembre.      

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 148. Début des plaidoiries.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 92. M. Issali donne les motifs de récusation des examinateurs. Le Moyne dit que l’avocat ne croit pas si bien dire, et que la censure est déjà faite.

26 et 27 novembre 1655. Les avocats des amis d’Arnauld et des molinistes tiennent audience

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 101 sq. Les plaidoyers des avocats de part et d’autre sont envoyés à Rome.

29 novembre 1655. Plaidoyer de Denis Talon en faveur des appelants

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 65.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 101. Le verdict est cependant favorable aux ennemis d’Arnauld, puisque malgré ce discours, les examinateurs sont maintenus dans leur mission.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 148. L'avis de Talon n'est pas suivi. La Grand-Chambre, dont le tribunal a été choisi pour l'occasion, rejette l'appel, et ordonne l'examen de la Seconde lettre : p. 148. Mais il reçoit pour le principe, la protestation contre la présence des religieux mendiants.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

OC III, p. 17 ; OC III, p. 482. Il s'agit de Denis Talon, jeune avocat général au parlement ; il plaide le 29 novembre 1655, et fut exilé le 8 avril 1656 pour avoir plaidé contre des mesures monétaires décidées par la cour : p. 483.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 93 sq. Plaidoyer de Talon.

30 novembre 1655. Deuxième lettre d'Arnauld à la Sorbonne pour demander à y être entendu.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 105, note 356.

Décembre 1655

Les délibérations à la Sorbonne

GEF IV, p. 93 sq., et p. 107 sq. ; voir p. 109 sq. Avis des docteurs.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 95. Avis des docteurs.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 218 sq.

JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly..., p. 22. Actions d'Arnauld d'Andilly en direction de la Cour ; voir p. 75.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 149 sq. Nouvelles conditions : la présence de six évêques : p. 149. Avantage des ennemis d'Arnauld : p. 149. Intervention initiale du docteur Bourgeois, pour lire une lettre d'Arnauld demandant accès à son dossier afin de pouvoir le discuter au préalable avec ses censeurs ; la majorité, après discussion, décide d'entendre d'abord le rapport des examinateurs : p. 149. Stratégie d'ensemble : les ennemis d'Arnauld veulent l'englober dans un mouvement janséniste qu'ils créent pour concentrer sur lui l'offensive.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 104.  Les évêques siégeant en qualité de docteurs dans ces séances, tous hostiles à Arnauld sauf l’évêque de Saint-Brieuc : Lescot, de Guron, de La Barde, Faure, Bertier, Péréfixe, Bourlon. Leur situation particulière : p. 106. Ils se font quelque peu chahuter : p. 107. Affrontement de Rousse et de Lescot : p. 107.

1 et 2 décembre 1655. Les commissaires lisent en Sorbonne leur rapport sur la Seconde Lettre à un duc et pair, et en extraient 5 propositions condamnables. La requête d'Arnauld est lue et acceptée, mais avec des conditions qu'Arnauld ne peut accepter.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 97 sq. Débats du 2 décembre : p. 100 sq.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 149 sq. Nouvelles conditions : la présence de six évêques : p. 149. Avantage des ennemis d'Arnauld : p. 149. Intervention initiale du docteur Bourgeois, pour lire une lettre d'Arnauld demandant accès à son dossier afin de pouvoir le discuter au préalable avec ses censeurs ; la majorité, après discussion, décide d'entendre d'abord le rapport des examinateurs : p. 149. Arnauld est convoqué comme accusé devant ses juges, afin de reconnaître lui-même ses torts et leur autorité : p. 1511. Vote majoritaire en ce sens, et liste des votants : p. 151.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 104 sq.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 219.

ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 5 sq. Les examinateurs rapportent deux questions, de fait (4 propositions) et de droit (1 proposition). La division de ces deux questions est une manoeuvre pour effacer l'impression produite par les écrits apologétiques d'Arnauld : p. 11.

ARNAULD, Troisième lettre apologétique, p. 6. Le P. Nicolaï est le seul à avoir examiné d'un peu près les réponses d'Arnauld ; mais il aurait mieux fait de se taire.

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLII. Les noms des examinateurs. Voir le rapport, p. XLV.

RAPIN, Mémoires, II, p. 311.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

OC III, p. 17.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 16.

2 décembre 1655. L'évêque de Chartres Lescot offre de faire voir dans le livre de Jansénius, qu'il avait fait apporter, tous les endroits d'où l'on avait tiré les cinq propositions

Provinciales, éd. Cognet, p. 6. D'après L'histoire des cinq propositions, p. 94, à l'assemblée du 2 décembre, l'évêque de Chartres Lescot “offrit de faire voir dans le livre de Jansénius, qu'il avait fait apporter, tous les endroits d'où l'on avait tiré les cinq propositions ; mais les partisans d'Arnauld s'y seraient refusés. Hermant ne dit rien de cet épisode dans ses Mémoires.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 100 sq.

2 décembre 1655. Arnauld, accusé de témérité et d'hérésie, est convoqué devant ses juges

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 100 sq.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1051.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 151.

MESNARD Jean, « Pierre Nicole ou le janséniste malgré lui », Chroniques de Port-Royal, n° 45, 1996, p. 236 sq.

Les conditions imposées à Arnauld par la Sorbonne

ARNAULD, Oeuvres, XIX, p. XLV. Promettre d'adhérer au décret qui serait formé par la Faculté ; ne parler que pour exposer son sentiment et non pour le défendre.

ARNAULD, Première lettre apologétique, p. 6, avec le texte de la décision. On refuse de donner à ses amis le conclusion des examinateurs ; Arnauld n'en a communication qu'oralement.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 219.

JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly..., p. 79-80.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 66.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t 2, p. 61 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 104.

Lettre de Pontchâteau à Saint-Gilles du14 janvier 1656. in BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 245. Non disputaturus, sed mentem declaraturus.

5 décembre 1655. Arnauld, qui séjournait aux Champs depuis 1648, quitte Port-Royal pour se mettre à l'abri et entrer dans la clandestinité ; il revient à Paris

OC III, p. 468. Départ d'Arnauld en compagnie de Le Maistre de Sacy et de Fontaine. Arnauld est hébergé par Bernières, rue Christine, dans la paroisse Saint-André-des-Arts. Arnauld ne revient aux Champs que pour très peu de temps, du 24 au 26 décembre, afin de préparer à la fête de Noël les petites pensionnaires dont il avait la charge spirituelle.

MESNARD Jean, « Pierre Nicole ou le janséniste malgré lui », Chroniques de Port-Royal, n° 45, 1996, p. 237. Arnauld quitte Port-Royal des Champs pour Paris, accompagné de Sacy et Fontaine. Nicole n’est pas du nombre de ceux qui l’accompagnent.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 110. Alarme de M. Arnauld (fin janvier 1656) ; et p. 112 sq., sur “M. Arnauld caché. Son état. Sa grande piété” (renseignements sur l'attitude d'Arnauld dans ses cachettes). prières et retraites : p. 113. Arnauld décide de mieux se cacher fin janvier, après la condamnation de la proposition de droit : p. 116. Voir p. 122 sq., à la date du 7-8 février 1656, sur les “nouveaux logis où se cache M. Arnauld”. Comment Arnauld est habillé dans ses cachettes : ”il est habillé de gris avec une grande perruque, les collets, glands et manchettes à la mode et s'appelle M. d'Alibré” : p. 123. Les personnes qui cachent Arnauld : p. 124. Ce que coûte la clandestinité : p. 124.

ARNAULD Antoine, Lettre XLVII à la Mère Angélique du 26 janvier 1656, Oeuvres, I, p. 99. “Nous sommes de cette nuit en un lieu plus caché, mais très commodément ; et il serait à désirer qu'il le fût tant que nous ne fussions point obligé d'en sortir. On y fera tout ce que l'on pourra. Vous aurez su la résolution de nos amis, de ne se plus trouver en Sorbonne, puisqu'on leur ferme la bouche. Ils commencèrent hier à l'exécuter. C'est ce qui m'a obligé de me tenir plus serré ; car il ne faut point douter après cela qu'ils ne fassent ce qu'ils pourront pour s'assurer des personnes.”

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 2, p. 159 sq. Les poursuite menées contre Arnauld. Journal de Pontchâteau et Mémoires de Beaubrun. On recherche Arnauld (raconté le 20 février 1656), et on l'attend même la nuit là où il peut se trouver. Sur le fait qu'Arnauld n'est pas assez bien caché ; il faudrait, note Pontchâteau, qu'une seule personne sache où il se trouve, et qu'il y ait des maisons relais pour le courrier.

OC I, p. 484. Aussitôt après la censure, Arnauld quitte Port-Royal pour se cacher à Paris avec Nicole et Le Maître.

ARNAULD, Oeuvres, XIX, p. XLV. Après le 2 décembre 1655, Arnauld se retire Port-Royal des Champs.

Les pseudonymes d'Arnauld dans la clandestinité :

  • M. de Ris : DELASSAULT, Lettres de Lemaistre de Sacy, p. 34, lettre du 22 janvier 1656 à la Mère Agnès.
  • M. de Alibré : ibid., p. 35. Lettre du 8 février 1656 à la Mère Marie Dorothée de l'Incarnation Le Cote ; voir JANSEN, Arnauld d'Andilly..., p. 79.
  • M. de la Place : ibid., p. 44, lettre à M. Hamon du 18 décembre (1657).

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1051. Il se réfugie chez M. de Bernières.

5 décembre 1655. Arnauld, accompagné de Sacy et Fontaine, quitte Port-Royal des Champs pour se cacher chez Bernières, à Paris

OC III, p. 17.

5 ou 6 décembre 1655. Rousse refuse l’absolution à Boisrobert

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 125. Boisrobert s’en plaint au P. Annat

 6 décembre 1655. Composition de la lettre latine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem, d’Arnauld contenant un « éclaircissement sur le point de droit », qui sera présentée le 7 à la faculté par Saint-Amour

OC III, p. 17.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 105. On la désigne comme Première lettre apologétique.

ARNAULD Antoine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem, 7-10 décembre 1655. Voir LAPORTE Jean, Doctrines de Port-Royal, p. XXIX, année 1655, Epistola et scriptum ad facultat. paris., OC, XIX, n. VII-VIII.

Date : 7 au 10 décembre 1655. Voir Première lettre apologétique, p. 11-12 : la deuxième partie a été envoyée à Paris trois jours après la première.

ARNAULD Antoine, Troisième lettre apologétique, p. 9. Texte latin envoyé à la Sorbonne pour conciliation, accompagnée d’une lettre adressée aux Docteurs. Extrait de cette lettre et récit des circonstances.

DELASSAULT Geneviève, Lettres inédites de Le Maistre de Sacy, p. 30. Lettre à M. Le Maistre du 7 décembre 1655. « L’état de l’affaire est que l’on a retranché le tiers de la lettre latine (Epistola ad sacram facultatem) de M. Arnauld et qu’on y a ajouté une petite fin modeste et favorable, et que M. de Saint-Amour doit la présenter à l’assemblée et ensuite l’écrit latin. Nos amis nous ont assuré qu’il était impossible que nos ennemis empêchassent de lite publiquement l’un et l’autre dans l’assemblée (Et en effet cela arriva ainsi. Ils furent lus et entendus avec grande attention de toute l’assemblée, qui témoigna ensuite de l’estime pour ces deux pièces).

Au reste M. Arnauld est dans une fermeté et une paix qui paraît tout à fait de Dieu et qui étonna N. qui nous vint voir hier au soir (...). N. nous faisait espérer hier que si la censure était faite, on promettait de n’écrire plus on pourrait se contenter de cela et nous laisser en paix, parce qu’ils nous considéreraient alors comme des personnes mortes et ensevelies dans une publique infamie (...) »

Voir ibid ., p. 32, la lettre à Marie-Dorothée de l’Incarnation Le Comte du 7 décembre. « J’écris à la Mère Angélique de l’assemblée qui a passé toutes nos espérances et a mis l’affaire dans le point où nous la désirions qui est que l’écrit fût lu comme il l’a été ».

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 105 sq. Résumé de la lettre.

Mardi 7 décembre 1655. Troisième assemblée extraordinaire en Sorbonne

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 104.

7 décembre 1655. Saint-Amour présente la lettre d'Arnauld à la Faculté sur le point de droit

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 68 sq.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1051.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 105. On la désigne comme Première lettre apologétique.

7 décembre 1655. René Le Verrier reçu docteur de Sorbonne

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 131.

7-10 décembre 1655. ARNAULD Antoine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem

ARNAULD Antoine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem, 7-10 décembre 1655. Voir LAPORTE Jean, Doctrines de Port-Royal, p. XXIX, année 1655, Epistola et scriptum ad facultat. paris., OC, XIX, n. VII-VIII.

Date : 7 au 10 décembre 1655. Voir Première lettre apologétique, p. 11-12 : la deuxième partie a été envoyée à Paris trois jours après la première.

ARNAULD Antoine, Troisième lettre apologétique, p. 9. Texte latin envoyé à la Sorbonne pour conciliation, accompagnée d’une lettre adressée aux Docteurs. Extrait de cette lettre et récit des circonstances.

DELASSAULT Geneviève, Lettres inédites de Le Maistre de Sacy, p. 30. Lettre à M. Le Maistre du 7 décembre 1655. « L’état de l’affaire est que l’on a retranché le tiers de la lettre latine (Epistola ad sacram facultatem) de M. Arnauld et qu’on y a ajouté une petite fin modeste et favorable, et que M. de Saint-Amour doit la présenter à l’assemblée et ensuite l’écrit latin. Nos amis nous ont assuré qu’il était impossible que nos ennemis empêchassent de lite publiquement l’un et l’autre dans l’assemblée (Et en effet cela arriva ainsi. Ils furent lus et entendus avec grande attention de toute l’assemblée, qui témoigna ensuite de l’estime pour ces deux pièces).

Au reste M. Arnauld est dans une fermeté et une paix qui paraît tout à fait de Dieu et qui étonna N. qui nous vint voir hier au soir (...). N. nous faisait espérer hier que si la censure était faite, on promettait de n’écrire plus on pourrait se contenter de cela et nous laisser en paix, parce qu’ils nous considéreraient alors comme des personnes mortes et ensevelies dans une publique infamie (...) »

Voir ibid ., p. 32, la lettre à Marie-Dorothée de l’Incarnation Le Comte du 7 décembre. « J’écris à la Mère Angélique de l’assemblée qui a passé toutes nos espérances et a mis l’affaire dans le point où nous la désirions qui est que l’écrit fût lu comme il l’a été ».

10 décembre 1655. Lecture en Sorbonne de la lettre d’Arnauld intitulée Scripti pars altera ad Sacram Facultatem Parisiensem

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. 649-657.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 117 sq. Résumé du texte.

10 décembre 1655. Reprise des séances en Sorbonne au cours de laquelle est lue par l'évêque de Montauban, une lettre de cachet du Roi

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 107. L’évêque de Montauban, présentant une lettre de cachet, parle le premier au détriment du doyen. Intervention de Saint-Amour qui déclare qu’il  a en main un écrit d’Arnauld s’expliquant sur la question de fait. On refuse de l’entendre.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 69. Lecture de la lettre de cachet : p. 69-70. Saint-Amour empêché de lire un écrit d'Arnauld sur la question de fait : p. 70.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 152. Sur la lecture de la lettre de cachet produite par l’évêque de Montauban. Début des qualifications. La Mothe-Houdancourt demande que l'on commence par l'étude de la question de fait : p. 152.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1051.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 113. Intervention de Chapelas : p. 117 sq. Intervention de Nicolas Cornet : p. 119 sq. Intervention de Bréda, de Bail et Le Moyne : p. 120. Déclaration du P. Nicolaï : p. 121 sq. Déclaration de Berthier, évêque de Montauban : p. 122. Déclaration de La Barde, évêque de Saint-Brieuc : p. 124. Opinion de Lescot, évêque de Chartres : p. 125. Opinion de Péréfixe, évêque de Rodez : p. 126. Opinions de Faure, Bourlon et Guron : p. 127.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 113. Lettre de cachet adressée par le roi à la Sorbonne.

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. LV-LVI. Avis des évêques dans l’affaire Arnauld.

10 décembre 1655. Intervention de Le Roy pour la défense d’Arnauld

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 115. On décide de traduire la lettre de saint Basile aux solitaires persécutés par les Ariens ; la traduction est prête dès le 26 décembre 1655.

10 décembre 1655. Saint-Amour fait venir deux notaires dans son appartement de Sorbonne pour enregistrer son acte d’opposition

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 113. Résumé de sa protestation : p. 114.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLVI.

11 décembre 1655. Débats en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 130 sq.

CHAMILLARD Gaston, La Lettre de M. Chamillard, 11 décembre 1655

Parue le 11 décembre 1655 selon Arnauld, Œuvres, XIX, p. LXXIV ; la Seconde Lettre de Chamillard est du 17.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 245 sq. Lettre de G. Chamillard, imprimée chez Targa

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXIV-LXXV. Voir aussi la Défense de la proposition de Nicole.

Sur le rapport de Chamillard et de Le Moyne, voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. LXXIII sq. Chamillard devient professeur de théologie et occupe la chaire que Le Moyne laisse vacante à cause de sa nomination à la cure de la Madeleine à Paris.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1051.

11 décembre 1655. Saint-Amour convoque des notaires pour faire enregistrer qu’il n’a pas pu faire lire son acte d’opposition

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 132 sq.

12 décembre 1655. Débats en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 130 sq.

12 décembre 1655. Lettre d’Arnauld sans doute adressée à Barcos en réaction aux délibérations de Sorbonne

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 130 sq. Arnauld pense à construire sa défense contre la réduction que l’on prétend faire de sa doctrine aux idées de Calvin.

GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 104.

14 décembre 1655. Les évêques d’Orléans et de Chartres vont voir Mazarin, qui leur dit qu’il faut apaiser les disputes

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 111. L’évêque de Chartres lui répond qu’il est trop tard. l’évêque d’Orl éans défend Arnauld, et empêche M. Le Moyne, présent, de parler.

15 décembre 1655. Lettre d'Arnauld à Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, II, XI, t. 1, p. 603. Voir aussi III, VI, t. 2, p. 63. La Barde, évêque thomiste. Passage où Arnauld rend hommage à saint Thomas. Il condamne les propositions, en quelque livre qu'elles se trouvent.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 153.

ARNAULD Antoine, Œuvres, I, p. 89-96.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLVI. Arnauld se déclare prêt à entrer dans tous les tempéraments qui tiendraient le milieu ente une molle condescendance et une indiscrète sévérité. Voir aussi p. XLVII.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 134 sq. Résumé. Texte complet : p. 961-967.

16 décembre 1655. Lettre de La Barde, frère de l’évêque de Saint-Brieuc, à Arnauld

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 137. Lettre accompagnée d’un mémoire contenant des extraits de saint Thomas : p. 137 sq.

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. L.

16 décembre 1655. Entretien entre les évêques et Mazarin sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 144 sq. Le 16 décembre 1655, Mazarin demandant aux évêques d’apaiser les controverses en Sorbonne sur la censure.

17 décembre 1655. Seconde lettre de M. Chamillard, Docteur de Sorbonne, touchant la possibilité des commandements aux justes

CHAMILLARD, Seconde lettre de Monsieur Chamillard, Targa, Paris, (17 décembre) 1655, 34 p. in-4°.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 246 sq. Donne pour date le 27 décembre 1655.ésumé de cette lettre : p. 247 sq.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052, donne la date du 27 décembre.

Vendredi 17 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 145. Déclaration de M. Messier, doyen : p. 145 sq. Déclarations de La Barde, De Mincé, Chapelas, etc. : p. 146 sq. De Mincé déclare qu’il faut commencer par examiner le fait de Jansénius, et qu’après cela on pourra statuer sur le cas d’Arnauld : p. 146. Rapport de Cornet : p. 154 sq. Discours de Brousse : p. 155 sq.

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. L. Avis de Brousse.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 108 sq.

Samedi 18 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 157 sq.

18 décembre 1655. L'évêque de Rodez, mécontent de se voir bafoué par J. Brousse, quitte la séance et va se plaindre au roi

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 154-155.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 109.

19 décembre 1655. Echange de répliques entre Mme. de Guéméné et la reine sur les votes des moines en Sorbonne

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 72-73.

Provinciales, éd. Cognet, p. 6. Voir le dossier.

GEF IV, p. 110.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 109. Référence à une lettre de Robert Arnauld d’Andilly du 19 décembre 1655, citée par Beaubrun, qui rapporte la réponse de la reine à Mme de Guéméé sur le fait qe l’on envoie des cohortes de religieux mendiants en Sorbonne : p. 110.

20 décembre 1655. Le chancelier Séguier vient avec quatre huissiers et deux archers à l'Assemblée de Sorbonne

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 163 sq. Arrivée de Séguier. Il intervient fermement dans les débats pour limiter les ardeurs des docteurs. heurts entre le chancelier et Brousse : p. 169 sq. Remerciements serviles des ennemis d’Arnauld au chancelier : p. 172. Divers avis des docteurs : p. 182 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 110.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 73 sq. ; Le Chancelier est encore présent les 22, 23 et 24 décembre 1655 : p. 74-75. Il y est encore le 29 décembre : p. 80.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 62.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 155. Séguier instaure une liberté surveillée. Il interrompt à plusieurs reprises les discours historiques de Brousse : p. 155. Refus de reprise du débat sur la question du fait de Jansénius opposé à Chastelain, De Mincé, Rousse et Bachelier : p. 156. Manœuvre d'intimidation, l'intervention des évêques n'étant pas jugée suffisante : p. 156. Le pouvoir politique veut gagner du temps. Séguier préside pour faire aboutir une censure qui ne fait aucun doute. Rappel du rôle religieux de l'autorité royale : p. 156. Rappel que remettre en cause des décisions pontificales ou épiscopales est un crime de lèse-majesté : p. 156. Avant chaque séance, Séguier se rend chez Le Moyne, où il prend ses mesures avec Cornet, Chapelas, Morel et Breda : p. 156.

LE GUERN, Pascal et Arnauld, p. 63.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 267, et 1052.

21 décembre 1655.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112.

22, 23 et 24 décembre 1655. L'Assemblée de Sorbonne opine sur la question de fait

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 74 sq. Discours de différents orateurs : p. 75.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112. Quelques défenseurs d’Arnauld, impressionnés peut-être par la présence de Séguier, cessent de venir aux séances.

Mercredi 22 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 187 sq.

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. L. Avis de Holden dans l’affaire Arnauld.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112 sq.

Jeudi 23 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 203 sq. Opinion de Lalane : p. 203 sq.

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. LIII. Avis de Lalane dans l’affaire Arnauld.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112.

Vendredi 24 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 222 sq. Avis de Feydeau.

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVII. L’évêque de Saint-Brieuc offre de lire à l’assemblée un acte de soumission d’Arnauld. La proposition est rejetée.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112 et p. 14.

Vendredi 24 décembre jusqu'au dimanche 26 décembre 1655. Arnauld séjourne à Port-Royal, avant de regagner sa cachette

LE GUERN, Pascal et Arnauld, p. 63.

SAINT-GILLES, Journal, 28 décembre 1655. Arnauld a vu toutes les religieuses en particulier, et a été obligé de regagner sa cachette “sans savoir à cause de la censure injuste qui se va faire de sa lettre, et de la persécution qui la doit suivre de près, si et quand il pourra revenir”.

OC III, p. 17 et 468.

26 décembre 1655.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 114 sq.

28 décembre 1655. Saint-Gilles et Le Maistre, séjournant aux Champs, parlent de l’affection des petites pensionnaires pour Arnauld et des exhortations adressées par Arnauld aux religieuses

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 116.

28 décembre 1655. Arnauld remet à Saint-Gilles une lettre de Cosimo Brunetti qui lui annonce qu'il a parlé au pape

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 117.

Mercredi 29 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 251 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 118.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 80. Opinions des docteurs.

Jeudi 30 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 265 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 118.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 80. Opinions des docteurs.

31 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 82. Opinions des docteurs.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 285 sq. Avis de Godefroy Hermant, de C. Cordon.

31 décembre 1655. Privilège des Mémoires de Marolles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 137.

Fin décembre 1655. La reine Christine de Suède, de passage à Rome, tente une médiation entre Retz, le pape et Mazarin

RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVII.

2 janvier 1656. L'abbé de La Rivière sacré évêque de Langres

RAPIN René, Mémoires, éd. Aubineau, t. 1, p. 40.

2 janvier 1656. Sur le conseil du pape, Retz nomme comme vicaire général le curé de Saint-Leu-sant-Gilles, André du Saussay, préconisé depuis 1649 comme évêque de Toul et dévoué à Mazarin

RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVII. Retz adresse trois lettres au roi, à la reine et à Mazarin ; celui-ci les lui renvoie sans les avoir ouvertes.

3 janvier 1656. Mort du garde des Sceaux Molé

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 83. Quand M. de Saint-Gilles annonce la mort du magistrat, le 3 janvier 1656, après deux jours de maladie, c’est pour rappeler qu’il était un “ennemi violent et passionné contre Port-Royal” et qu’il n’a pas tenu à lui “qu’on n’ait pillé et détruit” le monastère.

RAPIN René, Mémoires, éd. Aubineau, t. 1, p. 42.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 123. Voir p. 231-232, des considérations sur cette mort.

4 janvier 1656. Rencontre entre Singlin et l'évêque de Comminges

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 86.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 126.

5 janvier 1656. Reprise des assemblées de la faculté de théologie pour l'examen de la Seconde Lettre d'Arnauld

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 86.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 126.

OC III, p. 447.

BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 307 sq. Avis de Gaston Chamillard : p. 307.

5 janvier 1656. Achevé d’imprimer des Mémoires de Marolles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 137.

6 janvier 1656. Lettre de la Mère Angélique à M. Fleury

BUGNION-SECRÉTAN Perle, Mère Angélique Arnauld, Paris, Cerf, 1991, p. 198.

7 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 86-87. Opinions des docteurs.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 127.

Le 7 janvier 1656, il s’oppose à la censure d’Arnauld, déclarant qu’il a lu très exactement le livre de Jansenius, mais qu’il n’a pu y trouver les cinq proposition incriminées. Il dénonce une conjuration contre le docteur de PR, et parle avec force contre ses adversaires. Il est alors interrompu par le chancelier qui l’accuse d’être un de ces révoltés qui ne tiennent aucun compte des décrets des papes et des évêques. Le chancelier qui, dans sa diatribe, a mis en avant l’autorité du roi alors qu’il s’agit d’une cause tout ecclésiastique, sera obligé de se rétracter le lendemain.

8 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 87.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 127 sq.

9 janvier 1656. Conférence entre Arnauld, Singlin et les évêques de Chalons et de Comminges chez M. de Bernières, chez qui Arnauld séjourne

OC III, p. 468.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 128 sq.

10 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 89 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 129 sq. Opinions des docteurs.

10 janvier 1656. Soutenance de François Guillou

GRES-GAYER Jacques M., Le gallicanisme en Sorbonne. Chroniques de la Faculté de théologie de Paris (1657-1688), Paris, Champion, 2002, p. 30 sq. Réaction de De la Barde.

GRES-GAYER Jacques M., Le Jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 220. Protestation de l'évêque de Saint-Brieuc sur la thèse mineure du bachelier François Guillou.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 129. Renseignements sur la thèse : p. 130.

10 janvier 1656. L'acte de satisfaction d'Antoine Arnauld envoyé à l’assemblée de Sorbonne

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVII. L’acte est lu. Le chancelier ordonne ensuite de poursuivre les délibérations.

11 janvier 1656. La lettre d'Arnauld lue à la Sorbonne

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 90 sq.

ARNAULD, Première lettre apologétique, p. 14. Elle accompagne un acte signé de sa main. Voir LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, p. XXIV. Année 1656 : (Secunda) Epistola ad Facultatem cum scheda satisfactionis, Œuvres, XIX, p. X. Elle est lue par un docteur.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, P. 220.

ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVII.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 63.

JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly, p. 80. Jean Rousse, curé de Saint-Roch, présente la lettre et la déclaration d'Arnauld. Écrit concerté entre les évêques de Châlons, de Comminges, Singlin et Arnauld. Le lendemain, l'évêque de Chartres déclare qu'on ne recevra pas de satisfaction si Arnauld n'admet pas queles propositions sont dans Jansénius. Le 14 janvier, a moment de la relecture des avis après les délibérations, on voit que la satisfaction d'Arnauld a fait reveir plusieurs docteurs ; Séguier dit qu'il suffit e compter les voix.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 130.

11 janvier 1656. Second avis de Jean Rousse

ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. LVI. Avis dans l’affaire Arnauld.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 130.

12 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 92 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 131. Sur l’approbation du docteur Tristan, voir la note 496.

12 janvier 1656. Lettre de Pontchâteau à Saint-Gilles sur la conversion de Mme de Saint-Loup

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 137 sq. Voir le texte p. 240 sq.

Vers le 13 janvier 1656. Arnauld, par prudence, change de logis et s'installe au faubourg Saint-Jacques

OC III, p. 447.

13 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 93 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 133.

Tentatives d'accommodement dans l'affaire Arnauld

ARNAULD, Oeuvres XIX, p. XLVI sq. Tentatives menées par Godeau et Bourzeis ;mais Arnauld refuse de transiger : p. XLVII.   

14 janvier 1656. Vote en Sorbonne sur la question de fait. Condamnation d'Arnauld sur la question de fait.

Vote sur le fait le 14 janvier 1656, d'après ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVIII. Fin des délibérations sur la question de fait. On compte :

  • 130 contre Arnauld (évêques et 40 religieux mendiants compris)
  • 72 docteurs séculiers pour Arnauld.

Décompte ultérieur :

  • 124 voix contre Arnauld
  • 72 ou 74 pour
  • 17 indifférents

Selon GEF IV, p. 107 :

  • ± 71 docteurs pour Arnauld
  • 130 contre Arnauld
  • 8 à 15 indifférents

Mais en tout cas, le vote est irrégulier : 40 moines sont présents dans la salle, alors qu'ils ne devaient pas être plus de 8.

DUCHÊNE Roger, L'imposture littéraire..., p.18 sq. Sur les différentes façons de compter les votes, selon qu'on est pour ou contre Arnauld. Pascal fausserait le bilan des votes en comptant en faveur d'Arnauld des docteurs qui se sont abstenus. Mais on voit mal comment Duchêne peut justifier ce reproche de falsification, puisque I, 9 indique expressément que ces docteurs ont été indifférents. Voir aussi JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 97, qui indique que ces indifférents sont “réputés pour M. Arnauld”.

Les avis des docteurs favorables à Arnauld sont donnés dans l’édition des Œuvres, t. XIX ; voir la notice, p. XLIX. Avis de M. de la Barde, évêque de Saint-Brieuc : p. L. Avis de Brousse, chanoine de Saint-Honoré : p. L. Avis de M. Bourgeois : p. LI. Avis de M. Holden : p. LII. Avis de Lalane : p. LIII. Avis de Cordon : p. LIII. Avis de Manessier : p. LIV. Avis de Perrault : p. LIV. Avis des évêques : p. LV. Avis de Berthier, évêque de Montauban : p. LV.

Voir la Provinciale I, sur ceux qui n'ont pas trouvé les propositions.

ARNAULD Antoine, Epistola et alter apologeticus Antonii Arnaldi doctoris et socii sorbonici, ad Sacram Facultatem parisiensem in Sorbona congregatam, die 17 jan. An. 1656, Desprez, Paris, 1656, 33 p. in-4°.

ARNAULD Antoine, Considérations sur ce qui s’est passé à l’Assemblée de la Faculté de Théologie de Paris tenue le 4 novembre 1655. Sur le sujet de la Seconde lettre de Monsieur Arnauld Docteur de Sorbonne, Paris, 1655, 34 p. in-4°.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 135 sq. Censure sur la question de fait.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 95 sq. Dernières opinions et censure. p. 100, sur la réaction de la Cour, étonnée du nombre de votants favorables à Arnauld : “cela les porte à vouloir accommoder. Ils ont même déjà envoyé un écrit à M. Arnauld pour accommodement, où ils accordent ce qu'ils avaient toujours refusé. Mais M. Arnauld et ses amis sont résolus à ne rien relâcher de la doctrine de saint Augustin et de saint Thomas, et cet écrit portant quelque équivoque, ils l'ont renvoyé”.

OC III, p. 447.

GAZIER Augustin, Histoire générale du mouvement janséniste, I, p. 102 sq.

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 170 sq. Avis des docteurs sur la présence des propositions dans l'Augustinus : p. 171. Tableau des avis. Relevé des votes sur le fait : p. 242 sq. Votes douteux : p. 243. Voir les tableaux généraux, p. 284 sq.

RAPIN René, Mémoires, I, p. 348 ; et p. 532 sq., les lettres de Saint-Amour.

JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly défenseur de Port-Royal, p. 77 sq. Lettre à Mazarin du 12 février 1656.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 64.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

14 janvier 1656. Lettre de Pontchâteau à Saint-Gilles

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 244 sq.

15 janvier 1656. Arnauld caché dans une maison particulière de Paris

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 139.

15 janvier 1656. 15 janvier 1656. Assemblée de Sorbonne pour les affaires ordinaires et acte de repentance de François Guillou

GRES-GAYER Jacques M., Le gallicanisme en Sorbonne. Chroniques de la Faculté de théologie de Paris (1657-1688), Paris, Champion, 2002, p. 30 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 135 sq. Il y est question de la thèse de Guillou.

16 janvier 1656. DESMARES Toussaint, Réponse d’un docteur en théologie à Monsieur Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne

DESMARES Toussaint, Réponse d’un docteur en théologie à Monsieur Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne, 16 janvier 1656, 82 p. in-4° (BN : D. 3799).

Attribution du catalogue Fouillou ; voir Provinciales, éd. Cognet, p. 32, n. 4.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXV ; GEF IV, p.152 sq. Collaboration d'Arnauld selon Saint-Gilles.

Le texte a certainement servi à la rédaction du Discours sur la possibilité des commandements.

GERBERON, Hist. générale, II, p. 275 sq. Voir p. 4-5, la défense point par point de la proposition d'Arnauld.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

16 janvier 1656. DESMARES, Réponse d’un docteur en théologie à M. Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne

DESMARES Toussaint, Réponse d’un docteur en théologie à Monsieur Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne, 16 janvier 1656, 82 p. in-4°.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXV.

GERBERON, Hist. générale, II, p. 275 sq.

Attribution du catalogue Fouillou ; voir Provinciales, éd. Cognet, p. 32, n. 4. ; ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXV ; GEF IV, p.152 sq. Collaboration d'Arnauld selon Saint-Gilles.

Le texte a certainement servi à la rédaction du Discours sur la possibilité des commandements.

16 janvier 1656. Certains docteurs et des curés comme Jean Rousse, signent un acte de nullité de la censure, en raison de ses vices de forme

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

17 janvier 1656. ARNAULD Antoine, Epistola et alter apologeticus

ARNAULD Antoine, Epistola et alter apologeticus Antonii Arnaldi doctoris et socii sorbonici, ad Sacram Facultatem parisiensem in Sorbona congregatam, die 17 jan. An.1656, Desprez, Paris, 1656, 33 p. in-4°. Texte dans ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. 668 sq.

Daté du 17 janvier 4656. GEF IV, p. 195, donne la date du 16 janvier 1656.

Voir ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 11.

SAINT-GILLES, Journal, éd. Jovy, p. 100. A la date du 15 janvier, Saint-Gilles note que l'Apologétique second “paraît d'hier”.... “Il est par démonstration et tout à fait convaincant” : p. 100. Réactions favorables à la lecture de cet ouvrage : p. 101.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 139.

Les Provinciales, éd. Cognet, p. 41, n. 2, et p. 49, n. 2. Réfutation du rapport des commissaires de la Faculté.

LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, p. XXIV. Année 1656.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

ARNAULD Antoine, Propositiones theologicae duae de quibus hodie maxime disputatur, clarissime demonstratae

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII sq. Cet écrit ne semble pas avoir été présenté à la Faculté, mais il fut fort répandu dans le public, et il eut deux éditions.

17 janvier 1656. Débats en Sorbonne. Le syndic fait passer la décision de la limitation des avis à quinze minutes, et l’invention du sable

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 181-182. Discussions sur la limitation du temps de parole.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 141 sq.

SAINT-GILLES, Journal, éd. Jovy, p. 102 : Les ennemis d'Arnauld “impatients d'une censure totale, et qui veulent persécuter, ont fait proposer par le Doyen que chaque docteur ne pouvait parler plus de demi-heure. Ce qui est sans exemple et contre toute liberté. Les amis se sont écriés là-dessus. Mais il a néanmoins passé à la pluralité qui est un moyen sûr pour faire passer toutes choses et dont les ennemis se veulent désormais servir en toutes rencontres”. Voir p. 103, les protestations de nullité. Voir p. 108 les raisons que Bourgeois donne pour qu'on autorise à dépasser ce temps. Le Chancelier impose pourtant le respect de la règle de la demi-heure.

DUCHÊNE Roger, L'imposture littéraire dans les Provinciales..., p. 48 sq. Évolution de la situation depuis la première Provinciale. Le 17 janvier, institution du sable malgré les protestations des jansénistes : p. 48.

PASCAL, Les Provinciales, éd. Cognet, p. 25, note 3. Guyart fait passer ce règlement le 17 janvier, au moment où la Faculté de théologie commence à discuter la deuxième proposition contenant le droit ; le docteur Mincé a alors voulu lire une lettre et une apologie composées par Arnauld ; Guyart s'y est opposé sous prétexte que cela surchargerait les débats, et il a fait voter une décision spécifiant que “le temps d'opiner pour chaque docteur ne pourrait passer une demi-heure” ; Séguier en impose le respect le 24. Voir aussi, sur le sable, p. 49.

FABRI Honoré, Notae in notas..., p. 19. In notam 2 ad Epistolam II. Sur la clepsydre. Il fallait que le chancelier l'impose d’autorité, “ut aliquis modus vestris declamationibus tragicis, invectionibus plus quam judicialibus, effugiis, magis, solitisque tumultibus poneretur” : p. 17.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LVIII. Protestation de Hermant ; voir p. LX sq. sur l'invention du sable. Voir p. LX : le roi avait seulement ordonné que chacun fût court. Le chancelier a dit qu’il ne voulait pas faire violence à l’assemblée. Le syndic ne se laisse pas arrêter et statue à la pluralité des voix, le 17 janvier, que les avis seraient bornés à un quart d’heure.

WENDROCK, Lettres Provinciales, tr. Joncoux, I, p. 30, note II. Sur le sable. Nicole explique bien pourquoi cette mesure tyrannique est aussi ridicule : on n'a pas mesuré le temps pour la question de fait, la plus simple, mais on limite les débats sur la question de droit, sur laquelle “il fallait expliquer toute la tradition, détruire un grand nombre de calomnies, et éclaircir une infinité d'équivoques”. Mais c'est le but précisément des molinistes dans l'institution de cette “servitude”.

Histoire des cinq propositions, I, p. 101.

PASCAL, Œuvres complètes, GEF IV, p. 151 sq.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 220 sq.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 64 sq.

17 janvier 1656. Plainte de Mincé concernant la vérification des suffrages sur la question de fait

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 181.

18 janvier 1656. Début des délibérations sur la question de droit

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 102 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 142.

SAINTE-BEUVE, Port-Royal, II, VI, t. 2, p. 64 sq.

Les Provinciales, éd. Cognet, p. 8.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 220.

GEF IV, p. 97, le récit, et p. 184 sq.

OC III, p. 447.

18 janvier 1656. Lettre de dom Jean-Baptiste Boué à Florin Périer

OC III, p. 447.

19 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 104. Les docteurs opinent sur la question de droit.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 142 sq.

Vers le 20 janvier 1656. Amiable composition des différends du temps sur les sujets de la Fréquente communion et de la grâce, par un docteur en théologie

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1053. Tentative de conciliation des tendances moliniste, thomiste et janséniste ; refus net de voir les femmes entrer dans le débat.

20 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 105. Neuf docteurs molinistes opinent.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 143. Liste des docteurs qui ont opiné.

Vers le 20 janvier 1656. Pascal demeure quelques jours aux côtés d'Arnauld

OC III, p. 447. C'est alors qu'il s'engage dans la campagne des Provinciales.

20 janvier 16556. Lettres de la Mère Angélique à la reine de Pologne et à Marguerite Josse, sur les affaires de Port-Royal

Lettres, t. III, p. 164 et 166. On annonce que des commissaires sont désignés pour chasser les Messieurs des Champs ; on menace de brûler les deux monastères.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 146.

21 ou 22 janvier 1656. Perquisition au domicile de la rue Saint-Jacques où se cache Arnauld

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 148-149.

21 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 106. Interventions du P. Nicolaï, et de Bourgeois (deux heures durant).

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 144.

21 janvier 1656. Avis d'Alphonse Le Moyne prononcé en Sorbonne le 21 janvier 1656

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1053.

21 janvier 1656. Avis délibératif du P. Nicolaï

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 257 sq. L'Avis délibératif du P. Nicolaï. Il est tenant d'une théologie spéciale sur la grâce, qu'il a expliquée dans ses ouvrages. Il fait distribuer son Avis, qu'il n'a pu prononcer jusqu'au bout, le 31 janvier aux portes de la Sorbonne : p. 258. Nicolaï ne répond pas alors à la seconde Provinciale : p. 258. Circonstances de la publication : p. 258. Interprétation de saint Thomas différente à la fois de celle d'Arnauld et de celle du P. Annat : p. 260. Saint Thomas cautionne selon lui la grâce suffisante en insistant sur le fait que l'aide actuelle pour ne pas pécher est bien proposée alors même que nous péchons : p. 260. Résumé de la pensée de saint Thomas selon Nicolaî : p. 260-261. Caractère moliniste de la doctrine : p. 263.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1053.

DUCHÊNE Roger, L'imposture littéraire..., p. 216 sq. Avis délibératif sur l'affaire Arnauld. Voir p.284, Thèses soutenues aux Jacobins. Sa doctrine sur la grâce suffisante : p.58 sq.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 144 sq.

DE FRANCESCHI Sylvio Hermann, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663): à propos des 1re, 2e et 18eProvinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 99.

22 janvier 1656. L'affaire Bourgeois

Voir le dossier du 30 avril 1645. Député par les évêques à Rome, Jean Bourgeois, docteur en théologie, a été à Rome pour y défendre les augustiniens.

Les Provinciales, éd. Cognet, p. 26.

ARNAULD Antoine, Oeuvres, XIX, p. LXI.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 144 sq.

23 janvier 1656. Le chancelier Séguier revient aux discussions de Sorbonne

GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 182.

JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 267 sq. et p. 1053.

23 janvier 1656. PASCAL, Lettre écrite à un Provincial par un de ses amis, sur le sujet des disputes présentes de la Sorbonne, 23 janvier 1656.

OC III, p. 447.

24 janvier 1656. Le chancelier Séguier revient aux délibérations de Sorbonne

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 145.

24 janvier 1656. Bourgeois interrompu par le chancelier

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 145-146.

25 janvier 1656. Soixante docteurs favorables à Arnauld se retirent du débat de Sorbonne.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 108.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 146. Quatre ou cinq docteurs demeurent dans les assemblées à titre de témoins. Le vchancelier Séguier s’abstient aussi de revenir aux assemblées à partir de ce jour.

ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 221.

26 janvier 1656.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 109.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 147.

26 janvier 1656. Arnauld passe un acte devant notaires pour protester de nullité contre les décision de la faculté de théologie

OC III, p. 448. références bibliographiques.

Minutier central, LXXV, 91.

JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 109.

26 janvier 1656. Durant la nuit, Arnauld s'établit en cachette dans une maison du faubourg Saint-Marceau

OC III, p. 468.

BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 146.

27 janvier 1656. Parution de la première Provinciale

Provinciales, éd. Cognet, p. 3-4, note. Mise en circulation le 27 janvier, selon Saint-Gilles, Journal, p. 110.

OC III, p. 469. Bruits circulant dès la parution de la première Provinciale, l'attribuant non à Arnauld, mais “à M. Pascal, qui est son ami, et a demeuré avec lui tous les jours passés”, selon le Journal de Saint-Gilles, p. 110.