P 1 : Chronologie

Chronologie de la première Provinciale

 

            Cette bibliographie fournit, sur chaque événement signalé, des éléments de bibliographie.

 

 

2 janvier 1655. Singlin est de retour à Paris, peut-être depuis plusieurs jours ; vers cette date, il accepte de diriger Pascal qui, en accord avec lui, décide d’aller faire une retraite

 

            PASCAL Blaise, OC III, éd. J. Mesnard, p. 12.

 

7 janvier 1655. Mort du pape Innocent X, Giovanni Battista Pamfili

 

             LEVILLAIN Philippe, Dictionnaire historique de la papauté, p. 892 sq.

            PASCAL Blaise, OC III, éd. J. Mesnard, OC III, p. 12.

            SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, éd. Le Roy, Pléiade, t. 2, p. 56.

           ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXVII.

 

7 janvier 1655. Pascal arrive à Port-Royal en compagnie du duc de Luynes

 

            FONTAINE Nicolas, Mémoires ou histoire des solitaires de Port-Royal, éd. P. Thouvenin, Paris, Champion, 2001, p. 215.

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 12. Pascal a obtenu du duc de Roannez un consentement « qui ne fut pas donné sans larmes » pour aller à sa retraite. Au cours du mois de janvier, Pascal passe sous la direction de Sacy, avec lequel il a des entretiens.

 

Mi-janvier 1655. Pascal quitte le château de Vaumurier pour rejoindre les solitaires aux Granges ; il annonce la nouvelle dans une lettre perdue à Jacqueline.

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 13.

 

15 janvier 1655. Mazarin réunit quinze prélats au Louvre pour lire le bref du pape du 29 décembre 1654

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 55. Les prélats concluent que puisque le pape dit que les cinq propositions sont de Jansénius, et que le pape a condamné dans ces cinq proposition la doctrine contenue dans l’Augustinus, on peut imposer une souscription.

 

15 janvier 1655. Ouverture du conclave à Rome

            RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVI. Les cardinaux français voudraient faire élire le cardinal Giulio Sacchetti, candidat de Mazarin. Retz soutient au contraire le cardinal Fabio Chigi, connu comme adversaire du ministre.

 

19 janvier 1655. Lettre de Jacqueline à Blaise

 

             OC III, éd. J. Mesnard, p. 13 et p. 68 sq. Jacqueline trouve en Blaise un pénitent très réjoui, “gai dans la solitude”, au lieu d'expier les “divertissements du monde” “par des larmes continuelles” : p. 68-69.

 

25 janvier 1655. Lettre de Jacqueline à Gilberte sur la conversion de Blaise

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 13, et p. 70 sq. Récit de la période qui a précédé la conversion : p. 71. Quelques jours auparavant, “il me vint voir et à cette visite il s'ouvrit à moi d'une manière qui me fit pitié, en m'avouant qu'au milieu de ses occupations qui étaient grandes, et parmi toutes les choses qui pouvaient contribuer à lui faire aimer le monde, et auxquelles on avait raison de le croire fort attaché, il était de telle sorte sollicité de quitter tout cela, et par une aversion extrême qu'il avait des folies et des amusements du monde, et par le reproche continuel que lui faisait sa conscience, qu'il se trouvait détaché de toutes choses d'une telle manière qu'il ne l'avait jamais été de la sorte, ni rien d'approchant ; mais que d'ailleurs, il était dans un si grand abandonnement du côté de Dieu qu'il ne sentait aucun attrait de ce côté-là ; qu'il s'y portait néanmoins de tout son pouvoir, mais qu'il sentait bien que c'était plus sa raison et son propre esprit qui l'excitaient à ce qu'il connaissait le meilleur que non pas le mouvement de celui de Dieu, et que, dans le détachement de toutes choses où il se trouvait, s'il avait les mêmes sentiments de Dieu qu'autrefois, il se croyait en état de pouvoir tout entreprendre, et qu'il fallait qu'il eût eu en ces temps-là d'horribles attaches pour résister aux grâces que Dieu lui faisait et aux mouvements qu'il lui donnait...” Problèmes du choix d'un guide : p. 72. Décision de faire retraite à Port-Royal : p. 73.

            GEF IV, p. 61-62.

            SCHMITZ DU MOULIN, Pascal. Une biographie spirituelle, p. 40 sq.

 

28 janvier 1655. Blaise Pascal, rappelé par ses affaires, quitte les Granges ; il obtient de demeurer dans une chambre de Port-Royal de Paris

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 13.

 

31 janvier 1655 ou 1er février 1655. L’affaire de M. Picoté et du duc de Liancourt.

 

              Charles Picoté, vicaire de Saint-Sulpice, refuse l'absolution à Roger du Plessis, duc de Liancourt (Paris ?, 1598 - Paris, 1er août 1674). Il exige que son paroissien retire sa petite-fille de Port-Royal et congédie deux augustiniens logés chez lui.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 140 sq. Voir le récit de Liancourt dans les Mémoires de Beaubrun, II, f° 301 r-303 r. “Il me répondit qu'il ne me pouvait donner l'absolution, qu'il en avait trop de scrupules, et qu'il en conférerait pour prendre avis là-dessus”. Le texte est publié dans les Mémoires de Rapin, II, p. 515. Caractère normal de la consultation de son curé par le prêtre, ainsi que de la consultation de docteurs qualifiés par le curé, tant qu'est conservé l'anonymat : p. 141. Le duc s'adresse à Vincent de Paul. Il a dû en consulter d'autres : p. 142. Le duc s'adresse à M. Vincent en présence de Mme d'Aiguillon : p. 142. L'affaire prend un tour public et sort du secret de la confession.

 

8 février 1655, au plus tard. Pascal se trouve de nouveau dans sa maison de la rue des Francs-Bourgeois Saint-Michel, où ses affaires le retiennent

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 13.

 

9 février 1655. Approbation par Nicolas Cornet de la Conférence d’un catholique avec un janséniste de Péan de la Croullardière

 

      Péan de la Croullardière (1603-1683) Chanoine de Saint-Germain l’Auxerrois, aumônier de la Grande Mademoiselle, spécialiste de la polémique antijanséniste.

            Réponses aux Lettres Provinciales publiées par le Secrétaire du Port-Royal contre les PP de la Compagnie de Jésus... A Liège, chez Mathias Hovius, 1657, 458 p., suivies de Conférence d'un catholique avec un janséniste, par François Péan de la Croullardière, Prêtre parisien et Docteur en Théologie, A Paris, chez Louys Boulanger ... et Jean de la Caille, Paris, 1655, 108 p.

            GEF IV, p. 89 sq. ; ARNAULD, Seconde Lettre à un duc et pair, Avis, p. 7 et passim. Selon la p. 8, le premier titre est Remarques... adressées à Mme. de Chevreuse ; après des reproches de cette princesse, le titre devient Remarques ... adressées à une dame de condition.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65.

 

24 février 1655. Suite à l’attitude du vicaire de Saint-Sulpice, Antoine Arnauld écrit la Lettre de monsieur Arnauld, docteur de Sorbonne, à une personne de condition, sur ce qui est arrivé depuis peu, dans une des paroisses de Paris, à un seigneur de la cour.

 

Voir la fiche sur ce texte.

            ARNAULD Antoine, Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à une personne de condition, Paris, 24 février 1655. Arnauld accuse d'intolérance les défenseurs de la bulle, proteste contre l'attitude qui consiste à traiter les augustiniens en hérétiques et à les excommunier : c'est la charge des évêques et non de simples curés ; c'est une forme de tyrannie. Un curé n'a aucune autorité pour traiter les fidèles en hérétiques, surtout un fidèle qui n'a jamais donné lieu à des soupçons : excès qui conduirait à un désordre funeste dans l'Église.

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXXVIII sq. Histoire de cet écrit. Personnes auxquelles la Lettre est communiquée : p. XXXIX. Le président Bellièvre pense qu’il faut la rendre publique : p. XXXIX. Réactions de la cour de Paris : p. XL.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 143. Arnauld a pour but d'accuser d'intolérance les défenseurs de la bulle et d'affirmer hautement le droit des augustiniens à maintenir leur position contre toute interprétation abusive de la condamnation d'Innocent X : p. 143.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 61 sq. Sur la première Lettre d’Arnauld, voir p. 63 sq.

            DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 90.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 52 sq. Publication et multiplication des éditions. La reine se la fait lire et l'approuve. La réaction des ennemis d'Arnauld.

            GAZIER Augustin, Histoire générale du mouvement janséniste, I, p. 99 sq.

            Voir Provinciale XVII, éd. Cognet, p. 336 : "ceux qui avaient voulu refuser l'absolution à leurs amis avant la lettre de M. Arnauld ont déclaré, depuis, qu'après qu'il avait si nettement condamné ces erreurs qu'on lui imputait, il n'y avait aucune raison de le retrancher, ni lui ni ses amis, de l'Église". Comme le note Cognet, cela semblerait indiquer un revirement des prêtres de Saint-Sulpice vis à vis du duc de Liancourt ; mais on n'a pas d'autre indice d'un tel revirement.

 

25 février 1655.  Liancourt va voir le curé de sa paroisse

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 69. Liancourt a communié en dehors de sa paroisse. Il rend visite à son curé par respect. Le curé soutient sa position. Mais le dimanche suivant, Liancourt peut communier dans sa paroisse.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 53 sq. Donne les dates du 23 ou du 24.

 

28 février 1655. M. de Liancourt peut communier dans sa paroisse

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 54.

 

Mars 1655. LALANE Noël, Défense de la Constitution du Pape Innocent X et de la foi de l’Église

 

            LALANE Noël, Défense de la Constitution du Pape Innocent X et de la foi de l’Église ; 1e partie : 1654; 1e et 2e parties, 1655.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 243 sq.

 

8 mars 1655. Sermon du jésuite Danjou contre les jansénistes

 

            Voir Provinciale XV, 6, sur l’affaire du P. Danjou.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire e Port-Royal, éd. J. Lesaulnier et P. Ernst, Paris, Nolin, 2008, p. 25 sq. et p. 56. Le P. Danjou accuse le parti janséniste de détourner les aumônes pour financer ses délégués à Rome. Grenet, curé de Saint-Benoît, réagit très mal.

            Sur l'affaire du P. Danjou, voir GEF VI, p. 172. Extrait d'Arnauld, Seconde lettre : le prêche du P. Danjou excita une "plainte publique", car "tout le monde savait que ces aumônes avaient été reçues et employées par les prêtres de la Mission". Grenet, curé et docteur, protesta.

 

9 mars 1655. Réponse de Grenet au sermon du P. Danjou.

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 57 sq.

            Provinciale XV, 6.

 

9 mars 1655. Lettre d'Arnauld d'Andilly à Mazarin

 

            JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly, p. 20 sq. Arnauld d'Andilly écrit à Mazarin pour défendre la Lettre à une personne de condition d’Antoine Arnauld ; rappelant au ministre que les Jansénistes s'étaient par son intermédiaire engagés à ne rien publier, il assume la responsabilité de sa publication. Mazarin fait répondre que sa lettre est bien accueillie : p. 21. Voir p. 55 la lettre d'Arnauld d'Andilly du 9 mars 1655 ; et p. 61, n. 3, la réponse probable de Mazarin.

 

10 mars 1655. Le P. Danjou réitère ses accusations et ajoute des menaces

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 58.

 

18 mars 1655. Louis Tronson, Lettre d’un abbé à Monsieur Arnauld

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  53. Attribution du texte au sulpicien Louis Tronson.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65.

 

24 mars 1655. François Bosquet rend compte à l’assemblée du clergé de ses entretiens avec le pape Innocent X

 

            MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 434.

 

24 mars 1655. Jean de Gardies de Parlages, Lettre d’un ecclésiastique à un de ses amis sur ce qui est arrivé dans une paroisse de Paris à un seigneur de la cour

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 53. Attribution à Gardies de Parlages, disciple de Olier. La lettre est adressée à François Faure, évêque d’Amiens.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65. L’ouvrage est attribué à Péan par une note marginale.

 

29 mars 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry, évêque de Coutances

 

             Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Etrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 60 sq. Arnauld d’Andilly envoie une traduction à Mazarin par l’intermédiaire d’Auvry. Il appelle le ministre à défendre Port-Royal : p. 61.

 

4 avril 1655. Le P. Danjou réitère ses accusations sur le détournement des sommes levées pour la charité par les jansénistes

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p.  58.

 

4 avril 1655. Lettre d’un docteur catholique à une dame de condition où est traitée la question savoir si l’on doit avoir suspecte la foi et la conduite du sieur Arnauld et de messieurs ses adhérents, communément appelés Jansénistes

 

            Lettre d’un docteur catholique à une dame de condition où est traitée la question savoir si l’on doit avoir suspecte la foi et la conduite du sieur Arnauld et de messieurs ses adhérants, communément appelés Jansénistes, 4 avril 1655.

            JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1049.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 65. Ouvrage attribué à L. Abelly. Le titre donne la date du 24 avril.

 

7 avril 1655. Le cardinal Fabio Chigi est élu pape et prend le nom d'Alexandre VII

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 55.

            JANSEN, Arnauld d'Andilly, p. 21. Voir le détail p. 62. La prévention d'Alexandre VII contre Port-Royal ; en juillet ou août 1655, il souhaite ouvertement la dispersion de ceux qui s'y trouvent: p. 65, n. 13.

 

16 avril 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry

 

            Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Etrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 62. On a reproché à Antoine Arnauld des équivoques dans sa première Lettre à une personne de condition. Arnauld d’Andilly propose qu’il s’explique encore.

 

19 avril 1655. Seconde lettre d'un abbé à M. Arnauld

 

            GEF IV, p. 91.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 66. Attribuée en note à L. Tronson.

 

24 avril 1655. Avis à Monsieur Arnauld, docteur de Sorbonne par un docteur catholique

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 66. Ouvrage attribué au jésuite Ferrier.

 

25 avril 1655. Lettre de Jacqueline à Gilberte

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 14.

 

Printemps 1655. Pascal séjourne à l’hôtel de Roannez

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 14.

 

10 mai 1655. Une assemblée de 13 évêques, réunie au Louvre, rédige une circulaire aux prélats de France afin de faire recevoir et signer par tous les ecclésiastiques la bulle Cum occasione ainsi que le bref du 29 septembre 1654.

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 14. Références bibliographiques.

             Texte de ce premier formulaire : "je me soumets sincèrement à la Constitution de notre saint Père le Pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens expliqué par l'Assemblée de Messeigneurs les Prélats de France du 28 mars 1654 et confirmé depuis par le Bref de sa sainteté du 29 septembre de la même année. Je reconnais que je suis obligé en conscience d'obéir à cette Constitution et je condamne de cœur et de bouche la doctrine des cinq Propositions de Cornelius Jansénius, contenues dans son livre intitulé Augustinus, que le Pape et les Évêques ont condamnées, laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce saint Docteur." On propose même de faire signer par tous ceux qui étaient suspects de jansénisme, sous peine de perte de leurs biens. Mazarin ressent malgré tout des réticences à pousser les choses aussi loin que le voudrait le P. Annat, car la persécution des augustiniens n’est pour lui qu’un moyen pour se réconcilier avec Rome, et non pas une fin en soi : voir SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, éd. Pléiade, t. 2, p. 54-55. La circulaire a été envoyée le 2 juin, avec le bref du 27 septembre 1654. Mais cette idée de signature n'aura pas de suite immédiate. Sur cet épisode, voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXXV ; ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 212 ; GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 137. GEF V, p. 338.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXV sq. On lit le bref du 29 septembre 1654 et on arrête qu’il sera adressé à tous les évêques du royaume par lettre circulaire, pour recevoir la bulle d’Innocent X. On fait le projet d’une circulaire aux évêques pour le faire recevoir avec la bulle. C’est le premier acte du clergé de France où il soit ordonné d’exiger la signature des décrets de Rome : p. XXXVI. Mais ce n’est que l’année suivante qu’on parle d’un formulaire.

           GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 57. Ce sont les jésuites qui induisent les quinze évêques à s’assembler et à composer une lettre circulaire à tous les prélats.

           Texte de ce premier écrit à signer : "je me soumets sincèrement à la Constitution de notre saint Père le Pape Innocent X du 31 mai 1653, selon son véritable sens expliqué par l'Assemblée de Messeigneurs les Prélats de France du 28 mars 1654 et confirmé depuis par le Bref de sa sainteté du 29 septembre de la même année. Je reconnais que je suis obligé en conscience d'obéir à cette Constitution et je condamne de cœur et de bouche la doctrine des cinq Propositions de Cornelius Jansénius, contenues dans son livre intitulé Augustinus, que le Pape et les Évêques ont condamnées, laquelle doctrine n'est point celle de saint Augustin, que Jansénius a mal expliquée contre le vrai sens de ce saint Docteur."

            LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, La Morale, II, p. 453. Comment l’idée du formulaire s’est imposée progressivement et sans que fût jamais fait un examen sérieux de l’exigence de la signature.

            SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, éd. Pléiade, t. 2, p. 54. Sur les réticences que, malgré tout, Mazarin ressent à pousser les choses aussi loin que le voudrait le P. Annat, voir III, VI, p. 54-55.

            LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, La Morale, II, p. 454. Ce formulaire n’était pas bien vu de Rome, qui estimait que le pape était seul habilité à prescrire ne signature de foi.

           Cette idée de signature n'aura pas de suite immédiate.

 

17 mai 1655. Déclaration du roi sur le bref et la formule de foi à l’appui de la déclaration des quinze évêques

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XXXVI sq.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 57. Le roi ordonne que le bref du 29 septembre soit publié dans tout le royaume.

 

26 mai 1655. ANNAT, Réponse à quelques demandes

 

           ANNAT François, Réponse à quelques demandes dont l’éclaircissement est nécessaire au temps présent, seconde éd., chez Lambert, Paris, 1655, 151 p., in-4°. Seconde édition en 1656.

           Voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XXX sq. Imprimé par Florentin Lambert ; sans approbation, mais muni d’un privilège. L’écrit reprend les idées des Cavilli. Le P. Annat va jusqu’à soutenir que la doctrine que les disciples de saint Augustin n’est pas séparée de celle de Calvin. Cette attaque oblige à publier la seconde partie de la Défense de la constitution : p. XXXI.

           ARNAULD, Seconde Lettre, p. 31, 50, 121 et 164.

          GEF VI, p. 91.

          GAY Jean-Pascal, Morales en conflit. Théologie et polémique au Grand Siècle (1640-1700), Paris, Cerf, 2011, p. 175 sq.

 

13-14 juin 1655. Retz interdit de remplir leur fonction aux vicaires généraux nommés par le chapitre sur ordre de la cour

 

            RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVII.

           OC III, éd. J. Mesnard, p. 14. Arrivée à Paris d’une lettre de Retz donnée à Rome le 22 mai, nommant Chassebras et Hodencq vicaires généraux du diocèse de Paris.

 

Juin ou juillet 1655. Une petite écossaise guérie par la sainte Épine à Port-Royal de Paris

 

            GOUHIER Henri, Commentaires, p. 138.

            SAINT-GILLES, Journal, 12 juillet 1655 ; voir OC I, p. 476. Saint-Gilles n'en tire pas argument en faveur d'une protection de Dieu sur Port-Royal.

           

10 juillet 1655. ARNAULD Antoine, Seconde Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France.A

             ARNAULD Antoine, Seconde Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France, Paris, 1655. Elle est datée “De Port-Royal des Champs, le 10 juillet 1655”, adressée au duc de Luynes. Une seconde édition est publiée en 1656, et une troisième édition en 1657. Le texte se trouve dans le tome XIX des Œuvres complètes, avec une notice p. XL sq. Sur la censure de l'Index, le 3 août 1656 : p. LXVIII. Voir RAPIN, Mémoires, III, p. 6 ; GEF IV, p. 91 sq. ; Les Provinciales, éd. Cognet, p. XX sq. ARNAULD Antoine, Seconde Lettre de Monsieur Arnauld, Docteur de Sorbonne, à un Duc et Pair de France, Paris, 1655, 254 p. in-4°. BN : Ld4 203 et Ld4 203 A.

             GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 143 sq. Signification des attaques lancées par Arnauld : p. 143. Attaque trop violente : p. 144. Déclaration sur le droit : Arnauld soutient que les cinq  propositions ne sont pas dans Jansénius, encore moins dans saint Augustin: p. 144.

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 15. En fait, la publication ne se fait qu’au début de septembre.

             Le 27 août 1655, et deux jours plus tard, Arnauld envoie son œuvre à Alexandre VII, avec une lettre latine, pour se blanchir des calomnies ; le tout a été présenté au pape le 24 septembre 1655 ; Saint-Amour fait lire la lettre d'Arnauld. Alexandre VII en aurait eu de l'estime. Voir ARNAULD Antoine, Considérations…, passim. Voir p. 10, § XIII, les explications données par Saint-Amour.

               DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 91.

             JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly, p. 21-22. Mazarin semble pousser Arnauld à s'enfoncer. Comment il pousse Arnauld d'Andilly à amener Antoine Arnauld à écrire la Seconde lettre. Le 25 août 1655, Arnauld d'Andilly écrit une lettre au ministre pour lui présenter la Seconde lettre. Voir ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XL. Il insiste sur le fait qu'Arnauld a été obligé de répondre contre son désir : voir SAINT-GILLES, Journal, éd. Jovy, p. 64.

            Continuation des Essais de morale, Tome quatorzième, contenant la vie de M. Nicole et l’histoire de ses ouvrages, Première partie, chapitre IV, A Luxembourg, chez André Chevalier, 1732, p. 41 sq. En 1655, Nicole participe à la rédaction de la Lettre à une personne de condition, consécutive à l’affaire Picoté. Brève histoire de la querelle : p. 41 sq. La Seconde lettre à un duc et pair : p. 42. Part que Nicole a eue dans les écrits de cette période : p. 42-43.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 79 sq.


27 juillet 1655. Lettre d'Arnauld au pape Alexandre VII

 

            LE GUERN, Pascal et Arnauld, p. 65.

 

 

 

Vers le 20 août 1655. Départ du duc de Roannez pour un long séjour en Poitou

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 15.

 

25 août 1655, Arnauld d'Andilly écrit une lettre à Mazarin pour lui présenter la Seconde lettre à un duc et pair

 

            Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Etrangères, éd. P. Jansen, p. 21-22 ; texte de la lettre, p. 63 sq. Mazarin pousse Arnauld d'Andilly à amener Arnauld à écrire la Seconde lettre.

 

26 ou 27 août 1655. Arnauld, retiré à Port-Royal des Champs, adresse une épître latine au pape, Antonii Arnaldi ad Alexandrum VII epistola

 

             GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 80.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. 561-562.

            DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 91.

 

11 septembre 1655. Lettre de Saint-Amour à Arnauld pour le remercier de l’envoi de son Ad Alexandum VII epistola

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 80.

 

11 septembre 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry

 

            Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 68. Il justifie Port-Royal de dissimuler Chassebras.

 

11 septembre 1655. Autre lettre d’Arnauld d’Andilly à Claude Auvry

 

            Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 70 sq. Arnauld d’Andilly s’en prend nommément au chancelier Séguier, qui aurait répété des calomnies à Mazarin.

 

12 septembre 1655. Lettre de Claude Auvry à Mazarin en lui envoyant les deux billets d’Arnauld d’Andilly

 

            Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Étrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 72.

 

24 septembre 1655. La Seconde lettre d'Arnauld remise au pape

 

            ARNAULD Antoine, Considérations…, passim. Voir p. 10, § XIII, les explications données par Saint-Amour : Arnauld avait envoyé sa Seconde lettre au pape, avec une lettre latine, pour se blanchir des calomnies ; le tout a été présenté au pape le 24 septembre 1655 ; le pape en aurait eu de l'estime. Saint-Amour fait lire la lettre d'Arnauld.

 

26 septembre 16654. La Motte-Houdancourt, évêque de Rennes, ordonne aux religieux de son diocèse de signer un formulaire particulier qu’il a composé

 

             GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 59. Test du formulaire.

 

Octobre 1655. Date probable de rédaction des Écrits sur la grâce

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 16.

 

1er octobre 1655. Élection de Guyart comme syndic de Sorbonne

 

            ARNAULD Antoine, Considérations sur ce qui s’est passé a l’Assemblée de la Faculté de Théologie de Paris tenue le 4 novembre 1655. Sur le sujet de la Seconde lettre de Monsieur Arnauld Docteur de Sorbonne, Paris, 1655, 34 p. in-4° (BN : Ld4.210). Voir Provinciales, éd. Cognet, p.26, n. 1 ; GEF IV, p. 195.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 146. Il l'emporte sur le docteur Porcher que grâce aux voix des religieux mendiants.

           GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 86. Présence de religieux mendiants en nombre disproportionné : p. 87.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 82 sq.

            DE FRANCESCHI Sylvio, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 3e Provinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 91.

 

11 octobre 1655. MARANDÉ, Réponse à la Seconde lettre

 

            MISONO Keisuke, Écrire contre le jansénisme au XVIIe siècle : Léonard de Marandé polémiste vulgarisateur, Thèse, Clermont-Ferrand, 2008, p. 45.

 

11 octobre 1655. Lettre d'Arnauld à Taignier

 

            “On retardera la publication du Posse, de peur que cela ne fasse tort à la réimpression de la Lettre (sc. la Seconde lettre à un duc et pair). Mais nous sommes fort mal satisfaits de Savreux. Il ne nous paye que de paroles. On a empêché, pour lui faire plaisir, que Le Petit ne l'ait réimprimée, il y a six semaines ; et depuis encore, que Desprez ne le fît. Et aujourd'hui nous voilà sans Lettres. Il semble qu'il en soit bien aise, pour vendre à un prix excessif celles qu'il a. Il avait promis de faire travailler à deux presses, et même à trois ; et j'apprends que ce n'est que de cette semaine qu'il en a deux, et qu'il en a refusé une troisième qu'on lui a voulu donner, et dont il était demeuré d'accord. Je sais bien que c'est la peur qu'il a eue que cette presse ne fît pas si bien que les deux autres. Mais il en pouvait toujours essayer une feuille. Enfin cela n'avance point. On nous a dit encore qu'il renchérit les Concordes évangéliques, et que par là il empêche qu'on n'en achète autant qu'on ferait. Cela est très mal”.

 

14 octobre 1655. Arnauld est parti aux Granges de Port-Royal.

 

19 octobre 1655. Lettre d’Arnauld à Saint-Amour

 

             GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 84.

 

25 octobre 1655. Ouverture de l'Assemblée du clergé qui durera jusqu'au 23 mai 1657.

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 16.

 

26 octobre 1655. Lettre d’Arnauld d’Andilly à Mazarin

 

            Arnauld d’Andilly défenseur de Port-Royal (1654-1659). Sa correspondance inédite avec la Cour conservée dans les Archives du Ministère des Affaires Etrangères, éd. P. Jansen, Vrin, Paris, 1973, p. 72 sq. Arnauld d’Andilly continue de proclamer que Port-Royal n’a pas caché Chassebras.

 

26 octobre 1655. Lettre de Jacqueline à Blaise Pascal

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 16. Sur la méthode de lecture qu’il a inventée.

 

29 octobre 1655. Première séance plénière de l’Assemblée du clergé

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 16. C’est le début de l'affaire Arnauld en Sorbonne

 

4 novembre 1655. Guyart obtient l'examen de la Seconde Lettre d'Arnauld

 

            ARNAULD Antoine, Considérations sur ce qui s’est passé a l’Assemblée de la Faculté de Théologie de Paris tenue le 4 novembre 1655. Sur le sujet de la Seconde lettre de Monsieur Arnauld Docteur de Sorbonne, Paris, 1655, 34 p. in-4°. Texte photocopié.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 146. Raisons alléguées par le syndic Guyart : p. 146. Il est clair qu'il agit à la sollicitation des grands du royaume. Choix des membres de la commission chargée d'étudier la Seconde Lettre : Cornet et Le Moyne en sont : p. 146. Chapelas, Bréda, Bail et Nicolaï : p. 147. Tous ennemis d'Arnauld.

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLII. Examinateurs : p. XLII. Cornet, Le Moine, Chapelas, Bail, Breda, Nicolaï.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 98 sq. Les examinateurs sont tous des ennemis d’Arnauld : p. 100.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 16. Voir p. 88 sq., le récit des événements.

 

 

13 novembre 1655. Les Lettres en Chancellerie des partisans d'Arnauld

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 89.

 

13 novembre 1655. L’évêque d’Amiens fait signer un formulaire dans son diocèse

 

             GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Mémoires de Beaubrun, Paris, Klincksieck, 1997, p. 60.

 

16 novembre 1655. Les partisans d’Arnauld demandent au parlement d’annuler la décision du 4 novembre

 

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 147.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 90. Signataires de cette requête : p. 90, n. 1.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 100 sq.

 

 

17 novembre 1655. Appel comme d'abus par soixante-deux docteurs

 

            ADAM Antoine, Du mysticisme à la révolte, p. 218. Soixante docteurs, appuyés par l'avocat général Talon, appellent comme d'abus. Échec de la manœuvre : p. 219.

            ARNAULD Antoine, Considérations..., p. 17.

            ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 4. Analyse détaillée de l'argumentation de l'avocat général Talon.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII sq. Indique le nombre de 62 docteurs.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 100.

 

17 novembre 1655. Arrêt juridique passé par Arnauld

 

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLIII. Daté du 17, il est signifié le 19 au Syndic.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 148. Arnauld récuse nommément les examinateurs qu’on lui a donnés.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 92.

 

21 novembre 1655. La requête des opposants dans l’affaire Arnauld est entre les mains de M. de Savreuses, conseiller-clerc à la Grand Chambre

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 91.

 

24 novembre 1655. Lettre d'Arnauld à la Sorbonne pour demander à y être entendu

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLV.

            ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 5.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 91.

 

25 novembre 1655. Séance au parlement sur l'appel d'Arnauld

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII sq. Nom des avocats. Conclusions de l'avocat général Talon du 26 novembre.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 148. Début des plaidoiries.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 92. M. Issali donne les motifs de récusation des examinateurs. Le Moyne dit que l’avocat ne croit pas si bien dire, et que la censure est déjà faite.

 

26 et 27 novembre 1655. Les avocats des amis d’Arnauld et des molinistes tiennent audience

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 101 sq. Les plaidoyers des avocats de part et d’autre sont envoyés à Rome.

 

29 novembre 1655. Plaidoyer de Denis Talon en faveur des appelants

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 101. Le verdict est cependant favorable aux ennemis d’Arnauld, puisque malgré ce discours, les examinateurs sont maintenus dans leur mission.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 148. L'avis de Talon n'est pas suivi. La Grand-Chambre, dont le tribunal a été choisi pour l'occasion, rejette l'appel, et ordonne l'examen de la Seconde lettre : p. 148. Mais elle reçoit pour le principe, la protestation contre la présence des religieux mendiants.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 93 sq. Plaidoyer de Talon.

 

30 novembre 1655. Deuxième lettre d'Arnauld à la Sorbonne pour demander à y être entendu.

           

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 105, note 356.

           

                                                                       Décembre 1655

 

Les délibérations à la Sorbonne

 

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 149 sq. Nouvelles conditions : la présence de six évêques : p. 149. Avantage des ennemis d'Arnauld : p. 149. Intervention initiale du docteur Bourgeois, pour lire une lettre d'Arnauld demandant accès à son dossier afin de pouvoir le discuter au préalable avec ses censeurs ; la majorité, après discussion, décide d'entendre d'abord le rapport des examinateurs : p. 149. Stratégie d'ensemble : les ennemis d'Arnauld veulent l'englober dans un mouvement janséniste qu'ils créent pour concentrer sur lui l'offensive.

            JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1050.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 104.  Les évêques siégeant en qualité de docteurs dans ces séances, tous hostiles à Arnauld sauf l’évêque de Saint-Brieuc : Lescot, de Guron, de La Barde, Faure, Bertier, Péréfixe, Bourlon. Leur situation particulière : p. 106. Ils se font quelque peu chahuter : p. 107. Affrontement de Rousse et de Lescot : p. 107.

            GEF IV, p. 93 sq., et p. 107 sq. ; voir p. 109 sq. Avis des docteurs.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 95. Avis des docteurs.

 

1 et 2 décembre 1655. Les commissaires lisent en Sorbonne leur rapport sur la Seconde Lettre à un duc et pair, et en extraient 5 propositions condamnables. La requête d'Arnauld est lue et acceptée, mais avec des conditions qu'Arnauld ne peut accepter.

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 97 sq. Débats du 2 décembre : p. 100 sq.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 104 sq.

            ARNAULD Antoine, Première lettre apologétique, p. 5 sq. Les examinateurs rapportent deux questions, de fait (4 propositions) et de droit (1 proposition). La division de ces deux questions est une manœuvre pour effacer l'impression produite par les écrits apologétiques d'Arnauld : p. 11.

            ARNAULD, Troisième lettre apologétique, p. 6. Le P. Nicolaï est le seul à avoir examiné d'un peu près les réponses d'Arnauld ; mais il aurait mieux fait de se taire.

 

2 décembre 1655. L'évêque de Chartres Lescot offre de faire voir dans le livre de Jansénius, qu'il avait fait apporter, tous les endroits d'où l'on avait tiré les cinq propositions

 

            Provinciales, éd. Cognet, p. 6. D'après L'histoire des cinq propositions, p. 94, à l'assemblée du 2 décembre, l'évêque de Chartres Lescot “offrit de faire voir dans le livre de Jansénius, qu'il avait fait apporter, tous les endroits d'où l'on avait tiré les cinq propositions ; mais les partisans d'Arnauld s'y seraient refusés.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 100 sq.

 

2 décembre 1655. Arnauld, accusé de témérité et d'hérésie, est convoqué devant ses juges

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 100 sq.

            JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1051.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 151.

            MESNARD Jean, « Pierre Nicole ou le janséniste malgré lui », Chroniques de Port-Royal, n°45, 1996, p. 236 sq.

 

5 décembre 1655. Arnauld, qui séjournait aux Champs depuis 1648, quitte Port-Royal pour se mettre à l'abri et entrer dans la clandestinité ; il revient à Paris

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 468. Départ d'Arnauld en compagnie de Le Maistre de Sacy et de Fontaine. Arnauld est hébergé par Bernières, rue Christine, dans la paroisse Saint-André-des-Arts. Arnauld ne revient aux Champs que pour très peu de temps, du 24 au 26 décembre, afin de préparer à la fête de Noël les petites pensionnaires dont il avait la charge spirituelle.

MESNARD Jean, « Pierre Nicole ou le janséniste malgré lui », Chroniques de Port-Royal, n°45, 1996, p. 237. Arnauld quitte Port-Royal des Champs pour Paris, accompagné de Sacy et Fontaine. Nicole n’est pas du nombre de ceux qui l’accompagnent.

            JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 110-124.

            ARNAULD Antoine, Lettre XLVII à la Mère Angélique du 26 janvier 1656, Œuvres, I, p. 99. “Nous sommes de cette nuit en un lieu plus caché, mais très commodément ; et il serait à désirer qu'il le fût tant que nous ne fussions point obligé d'en sortir. On y fera tout ce que l'on pourra. Vous aurez su la résolution de nos amis, de ne se plus trouver en Sorbonne, puisqu'on leur ferme la bouche. Ils commencèrent hier à l'exécuter. C'est ce qui m'a obligé de me tenir plus serré ; car il ne faut point douter après cela qu'ils ne fassent ce qu'ils pourront pour s'assurer des personnes.”

            SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 2, p. 159 sq. Les poursuites menées contre Arnauld. Journal de Pontchâteau et Mémoires de Beaubrun. On recherche Arnauld (raconté le 20 février 1656), et on l'attend même la nuit là où il peut se trouver. Sur le fait qu'Arnauld n'est pas assez bien caché ; il faudrait, note Pontchâteau, qu'une seule personne sache où il se trouve, et qu'il y ait des maisons relais pour le courrier.

 

5 décembre 1655. Arnauld, accompagné de Sacy et Fontaine, quitte Port-Royal des Champs pour se cacher chez Bernières, à Paris

 

               OC III, éd. J. Mesnard, p. 17.

 

6 décembre 1655. Composition de la lettre latine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem, d’Arnauld contenant un « éclaircissement sur le point de droit », qui sera présentée le 7 à la faculté par Saint-Amour

 

             ARNAULD Antoine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem, 7-10 décembre 1655. Voir LAPORTE Jean, Doctrines de Port-Royal, p. XXIX, année 1655, Epistola et scriptum ad facultat. paris., OC, XIX, n. VII-VIII.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 105. On la désigne comme Première lettre apologétique.

            Date : 7 au 10 décembre 1655. Voir Première lettre apologétique, p. 11-12 : la deuxième partie a été envoyée à Paris trois jours après la première.

            DELASSAULT Geneviève, Lettres inédites de Le Maistre de Sacy, p. 30. Lettre à M. Le Maistre du 7 décembre 1655. « L’état de l’affaire est que l’on a retranché le tiers de la lettre latine (Epistola ad sacram facultatem) de M. Arnauld et qu’on y a ajouté une petite fin modeste et favorable, et que M. de Saint-Amour doit la présenter à l’assemblée et ensuite l’écrit latin. Nos amis nous ont assuré qu’il était impossible que nos ennemis empêchassent de lite publiquement l’un et l’autre dans l’assemblée (Et en effet cela arriva ainsi. Ils furent lus et entendus avec grande attention de toute l’assemblée, qui témoigna ensuite de l’estime pour ces deux pièces).

            Au reste M. Arnauld est dans une fermeté et une paix qui paraît tout à fait de Dieu et qui étonna N. qui nous vint voir hier au soir (...). N. nous faisait espérer hier que si la censure était faite, on promettait de n’écrire plus on pourrait se contenter de cela et nous laisser en paix, parce qu’ils nous considéreraient alors comme des personnes mortes et ensevelies dans une publique infamie (...) » Voir ibid., p. 32, la lettre à Marie-Dorothée de l’Incarnation Le Comte du 7 décembre. « J’écris à la Mère Angélique de l’assemblée qui a passé toutes nos espérances et a mis l’affaire dans le point où nous la désirions qui est que l’écrit fût lu comme il l’a été ».

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 105 sq. Résumé de la lettre.

 

Mardi 7 décembre 1655. Troisième assemblée extraordinaire en Sorbonne

 

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 104.

 

7 décembre 1655. Saint-Amour présente la lettre d'Arnauld à la Faculté sur le point de droit

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 105. On la désigne comme Première lettre apologétique.

 

7-10 décembre 1655. ARNAULD Antoine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem

 

             Voir plus haut la composition de cet écrit.

            ARNAULD Antoine, Epistola et scriptum ad Facultatem parisiensem, 7-10 décembre 1655. Voir LAPORTE Jean, Doctrines de Port-Royal, p. XXIX, année 1655, Epistola et scriptum ad facultat. paris., OC, XIX, n. VII-VIII.

            DELASSAULT Geneviève, Lettres inédites de Le Maistre de Sacy, p. 30. Lettre à M. Le Maistre du 7 décembre 1655. « L’état de l’affaire est que l’on a retranché le tiers de la lettre latine (Epistola ad sacram facultatem) de M. Arnauld et qu’on y a ajouté une petite fin modeste et favorable, et que M. de Saint-Amour doit la présenter à l’assemblée et ensuite l’écrit latin. Nos amis nous ont assuré qu’il était impossible que nos ennemis empêchassent de lite publiquement l’un et l’autre dans l’assemblée (Et en effet cela arriva ainsi. Ils furent lus et entendus avec grande attention de toute l’assemblée, qui témoigna ensuite de l’estime pour ces deux pièces).

            Au reste M. Arnauld est dans une fermeté et une paix qui paraît tout à fait de Dieu et qui étonna N. qui nous vint voir hier au soir (...). N. nous faisait espérer hier que si la censure était faite, on promettait de n’écrire plus on pourrait se contenter de cela et nous laisser en paix, parce qu’ils nous considéreraient alors comme des personnes mortes et ensevelies dans une publique infamie (...) »

 

10 décembre 1655. Lecture en Sorbonne de la lettre d’Arnauld intitulée Scripti pars altera ad Sacram Facultatem Parisiensem

 

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. 649-657.

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 117 sq. Résumé du texte.

 

10 décembre 1655. Reprise des séances en Sorbonne au cours de laquelle est lue par l'évêque de Montauban, une lettre de cachet du Roi

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 107. L’évêque de Montauban, présentant une lettre de cachet, parle le premier au détriment du doyen. Intervention de Saint-Amour qui déclare qu’il a en main un écrit d’Arnauld s’expliquant sur la question de fait. On refuse de l’entendre.

            BEAUBRUN, Mémoires, éd. par GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 113. Intervention de Chapelas : p. 117 sq. Intervention de Nicolas Cornet : p. 119 sq. Intervention de Bréda, de Bail et Le Moyne : p. 120. Déclaration du P. Nicolaï : p. 121 sq. Déclaration de Berthier, évêque de Montauban : p. 122. Déclaration de La Barde, évêque de Saint-Brieuc : p. 124. Opinion de Lescot, évêque de Chartres : p. 125. Opinion de Péréfixe, évêque de Rodez : p. 126. Opinions de Faure, Bourlon et Guron : p. 127.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. LV-LVI. Avis des évêques dans l’affaire Arnauld.

 

10 décembre 1655. Intervention de Le Roy pour la défense d’Arnauld

 

            BEAUBRUN, Mémoires, éd. de GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 115. On décide de traduire la lettre de saint Basile aux solitaires persécutés par les Ariens ; la traduction est prête dès le 26 décembre 1655.

 

10 décembre 1655. Saint-Amour fait venir deux notaires dans son appartement de Sorbonne pour enregistrer son acte d’opposition

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 113. Résumé de sa protestation : p. 114.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLVI.

 

11 décembre 1655. Débats en Sorbonne sur la censure

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 130 sq.

 

CHAMILLARD Gaston, La Lettre de M. Chamillard, 11 décembre 1655

 

            Voir le dossier sur ce texte.

 

11 décembre 1655. Saint-Amour convoque des notaires pour faire enregistrer qu’il n’a pas pu faire lire son acte d’opposition

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 132 sq.

 

12 décembre 1655. Débats en Sorbonne sur la censure

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 130 sq.

 

12 décembre 1655. Lettre d’Arnauld sans doute adressée à Barcos en réaction aux délibérations de Sorbonne

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 130 sq. Arnauld pense à construire sa défense contre la réduction que l’on prétend faire de sa doctrine aux idées de Calvin.

            GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne, Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 104.

 

14 décembre 1655. Les évêques d’Orléans et de Chartres vont voir Mazarin, qui leur dit qu’il faut apaiser les disputes

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 111. L’évêque de Chartres lui répond qu’il est trop tard. L’évêque d’Orléans défend Arnauld, et empêche M. Le Moyne, présent, de parler.

 

15 décembre 1655. Lettre d'Arnauld à Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc

 

            SAINTE-BEUVE, Port-Royal, II, XI, t. 1, p. 603. Voir aussi III, VI, t. 2, p. 63. La Barde, évêque thomiste. Passage où Arnauld rend hommage à saint Thomas. Il condamne les propositions, en quelque livre qu'elles se trouvent.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 153.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, I, p. 89-96.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLVI. Arnauld se déclare prêt à entrer dans tous les tempéraments qui tiendraient le milieu ente une molle condescendance et une indiscrète sévérité. Voir aussi p. XLVII.

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 134 sq. Résumé. Texte complet : p. 961-967.

 

16 décembre 1655. Lettre de La Barde, frère de l’évêque de Saint-Brieuc, à Arnauld

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 137. Lettre accompagnée d’un mémoire contenant des extraits de saint Thomas : p. 137 sq.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. L.

 

16 décembre 1655. Entretien entre les évêques et Mazarin sur la censure

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 144 sq. Le 16 décembre 1655, Mazarin demandant aux évêques d’apaiser les controverses en Sorbonne sur la censure.

 

17 décembre 1655. Seconde lettre de M. Chamillard, Docteur de Sorbonne, touchant la possibilité des commandements aux justes

 

            CHAMILLARD, Seconde lettre de Monsieur Chamillard, Targa, Paris, (17 décembre) 1655, 34 p. in-4°.

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 246 sq. Donne pour date le 27 décembre 1655. Résumé de cette lettre : p. 247 sq.

 

Vendredi 17-samedi 18 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 145. Déclaration de M. Messier, doyen : p. 145 sq. Déclarations de La Barde, De Mincé, Chapelas, etc. : p. 146 sq. De Mincé déclare qu’il faut commencer par examiner le fait de Jansénius, et qu’après cela on pourra statuer sur le cas d’Arnauld : p. 146. Rapport de Cornet : p. 154 sq. Discours de Brousse : p. 155 sq.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. L. Avis de Brousse.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 108 sq.

 

19 décembre 1655. Echange de répliques entre Mme. de Guéméné et la reine sur les votes des moines en Sorbonne

 

            GEF IV, p. 110.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 109. Référence à une lettre de Robert Arnauld d’Andilly du 19 décembre 1655, citée par Beaubrun, qui rapporte la réponse de la reine à Mme de Guéméé sur le fait que l’on envoie des cohortes de religieux mendiants en Sorbonne : p. 110.

 

20 décembre 1655. Le chancelier Séguier vient avec quatre huissiers et deux archers à l'Assemblée de Sorbonne

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 163 sq. Arrivée de Séguier. Il intervient fermement dans les débats pour limiter les ardeurs des docteurs. Heurts entre le chancelier et Brousse : p. 169 sq. Remerciements serviles des ennemis d’Arnauld au chancelier : p. 172. Divers avis des docteurs : p. 182 sq.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 110. Le Chancelier est encore présent les 22, 23 et 24 décembre 1655 : p. 74-75. Il y est encore le 29 décembre : p. 80.

            SAINTE-BEUVE, Port-Royal, III, VI, t. 2, p. 62.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 155. Séguier instaure une liberté surveillée. Il interrompt à plusieurs reprises les discours historiques de Brousse : p. 155. Refus de reprise du débat sur la question du fait de Jansénius opposé à Chastelain, De Mincé, Rousse et Bachelier : p. 156. Manœuvre d'intimidation, l'intervention des évêques n'étant pas jugée suffisante : p. 156. Le pouvoir politique veut gagner du temps. Séguier préside pour faire aboutir une censure qui ne fait aucun doute. Rappel du rôle religieux de l'autorité royale : p. 156. Rappel que remettre en cause des décisions pontificales ou épiscopales est un crime de lèse-majesté : p. 156. Avant chaque séance, Séguier se rend chez Le Moyne, où il prend ses mesures avec Cornet, Chapelas, Morel et Breda : p. 156.

 

22, 23 et 24 décembre 1655. L'Assemblée de Sorbonne opine sur la question de fait

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112. Quelques défenseurs d’Arnauld, impressionnés peut-être par la présence de Séguier, cessent de venir aux séances.

 

Mercredi 22-Jeudi 24 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 187 sq.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. L. Avis de Holden dans l’affaire Arnauld.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112 sq.

 

Vendredi 24 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 222 sq. Avis de Feydeau.

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVII. L’évêque de Saint-Brieuc offre de lire à l’assemblée un acte de soumission d’Arnauld. La proposition est rejetée.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 112 et p. 14.

 

Vendredi 24 décembre jusqu'au dimanche 26 décembre 1655. Arnauld séjourne à Port-Royal, avant de regagner sa cachette

 

            LE GUERN, Pascal et Arnauld, p. 63.

            SAINT-GILLES, Journal, 28 décembre 1655. Arnauld a vu toutes les religieuses en particulier, et a été obligé de regagner sa cachette “sans savoir à cause de la censure injuste qui se va faire de sa lettre, et de la persécution qui la doit suivre de près, si et quand il pourra revenir”.

 

28 décembre 1655. Arnauld remet à Saint-Gilles une lettre de Cosimo Brunetti qui lui annonce qu'il a parlé au pape

 

            JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1052.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 117.

 

Mercredi 29-Vendredi 31 décembre 1655. Délibérations en Sorbonne sur la censure

 

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 251 sq.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 118.

            JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 80. Opinions des docteurs.

 

Fin décembre 1655. La reine Christine de Suède, de passage à Rome, tente une médiation entre Retz, le pape et Mazarin

 

            RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVII.

 

2 janvier 1656. Sur le conseil du pape, Retz nomme comme vicaire général le curé de Saint-Leu-sant-Gilles, André du Saussay, préconisé depuis 1649 comme évêque de Toul et dévoué à Mazarin

 

            RETZ, Œuvres, éd. Hipp et Pernot, p. XLVII. Retz adresse trois lettres au roi, à la reine et à Mazarin ; celui-ci les lui renvoie sans les avoir ouvertes.

 

3 janvier 1656. Mort du garde des Sceaux Molé

 

            JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 83.

            RAPIN René, Mémoires, éd. Aubineau, t. 1, p. 42.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 123. Quand M. de Saint-Gilles annonce la mort du magistrat, le 3 janvier 1656, après deux jours de maladie, c’est pour rappeler qu’il était un “ennemi violent et passionné contre Port-Royal” et qu’il n’a pas tenu à lui “qu’on n’ait pillé et détruit” le monastère.

 

 

5 janvier 1656. Reprise des assemblées de la faculté de théologie pour l'examen de la Seconde Lettre d'Arnauld

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 126.

            BEAUBRUN, Mémoires, GRES-GAYER Jacques M., En Sorbonne. Autour des Provinciales, Paris, Klincksieck, 1997, p. 307 sq. Avis de Gaston Chamillard : p. 307.

 

7 janvier 1656.

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 127. Opinions des docteurs.

            Le 7 janvier 1656, il s’oppose à la censure d’Arnauld, déclarant qu’il a lu très exactement le livre de Jansénius, mais qu’il n’a pu y trouver les cinq propositions incriminées. Il dénonce une conjuration contre le docteur de PR, et parle avec force contre ses adversaires. Il est alors interrompu par le chancelier qui l’accuse d’être un de ces révoltés qui ne tiennent aucun compte des décrets des papes et des évêques. Le chancelier qui, dans sa diatribe, a mis en avant l’autorité du roi alors qu’il s’agit d’une cause tout ecclésiastique, sera obligé de se rétracter le lendemain.

 

9 janvier 1656. Conférence entre Arnauld, Singlin et les évêques de Chalons et de Comminges chez M. de Bernières, chez qui Arnauld séjourne

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 468.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 128 sq.

 

10 janvier 1656. L'acte de satisfaction d'Antoine Arnauld envoyé à l’assemblée de Sorbonne

 

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVII. L’acte est lu. Le chancelier ordonne ensuite de poursuivre les délibérations.

 

11 janvier 1656. La lettre d'Arnauld lue à la Sorbonne

 

            ARNAULD, Première lettre apologétique, p. 14. Elle accompagne un acte signé de sa main. Voir LAPORTE Jean, La doctrine de Port-Royal, p. XXIV. Année 1656 : (Secunda) Epistola ad Facultatem cum scheda satisfactionis, Œuvres, XIX, p. X. Elle est lue par un docteur.

            ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVII.

            JANSEN Paule, Arnauld d'Andilly, p. 80. Jean Rousse, curé de Saint-Roch, présente la lettre et la déclaration d'Arnauld. Le lendemain, l'évêque de Chartres déclare qu'on ne recevra pas de satisfaction si Arnauld n'admet pas que les propositions sont dans Jansénius.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 130.

 

11 janvier 1656. Second avis de Jean Rousse

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, t. XIX, p. LVI. Avis dans l’affaire Arnauld.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 130.

 

Vers le 13 janvier 1656. Arnauld, par prudence, change de logis et s'installe au faubourg Saint-Jacques

 

             OC III, éd. J. Mesnard, p. 447.

 

14 janvier 1656. Vote en Sorbonne sur la question de fait. Condamnation d'Arnauld sur la question de fait.

 

            Vote sur le fait le 14 janvier 1656, d'après ARNAULD, Œuvres, XIX, p. XLVIII. Fin des délibérations sur la question de fait.

            ARNAULD Antoine, Epistola et alter apologeticus Antonii Arnaldi doctoris et socii sorbonici, ad Sacram Facultatem parisiensem in Sorbona congregatam, die 17 jan. An. 1656, Desprez, Paris, 1656, 33 p. in-4°.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 135 sq. Censure sur la question de fait. Dernières opinions et censure. p. 100, sur la réaction de la Cour, étonnée du nombre de votants favorables à Arnauld : “cela les porte à vouloir accommoder. Ils ont même déjà envoyé un écrit à M. Arnauld pour accommodement, où ils accordent ce qu'ils avaient toujours refusé. Mais M. Arnauld et ses amis sont résolus à ne rien relâcher de la doctrine de saint Augustin et de saint Thomas, et cet écrit portant quelque équivoque, ils l'ont renvoyé”.

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 170 sq.

 

15 janvier 1656. Arnauld caché dans une maison particulière de Paris

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 139.

 

16 janvier 1656. DESMARES Toussaint, Réponse d’un docteur en théologie à Monsieur Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne

 

            DESMARES Toussaint, Réponse d’un docteur en théologie à Monsieur Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne, 16 janvier 1656.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXXV ; GEF IV, p.152 sq. Collaboration d'Arnauld selon Saint-Gilles.

            Attribution du catalogue Fouillou ; voir Provinciales, éd. Cognet, p. 32, n. 4.

            Le texte a certainement servi à la rédaction du Discours sur la possibilité des commandements de Pascal.

 

17 janvier 1656. ARNAULD Antoine, Epistola et alter apologeticus

 

            ARNAULD Antoine, Epistola et alter apologeticus Antonii Arnaldi doctoris et socii sorbonici, ad Sacram Facultatem parisiensem in Sorbona congregatam, die 17 jan. An.1656, Desprez, Paris, 1656, 33 p. in-4°. Texte dans ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. 668 sq.

            Daté du 17 janvier 4656. GEF IV, p. 195, donne la date du 16 janvier 1656.

           BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 139.

 

ARNAULD Antoine, Propositiones theologicae duae de quibus hodie maxime disputatur, clarissime demonstratae

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. XLIII sq. Cet écrit ne semble pas avoir été présenté à la Faculté, mais il fut fort répandu dans le public, et il eut deux éditions.

 

17 janvier 1656. Débats en Sorbonne. Le syndic fait passer la décision de la limitation des avis à quinze minutes, et l’invention du sable

 

             GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 181-182. Discussions sur la limitation du temps de parole.

             BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 141 sq. Les ennemis d'Arnauld “impatients d'une censure totale, et qui veulent persécuter, ont fait proposer par le Doyen que chaque docteur ne pouvait parler plus de demi-heure. Ce qui est sans exemple et contre toute liberté. Les amis se sont écriés là-dessus. Mais il a néanmoins passé à la pluralité qui est un moyen sûr pour faire passer toutes choses et dont les ennemis se veulent désormais servir en toutes rencontres”. Le Chancelier impose le respect de la règle de la demi-heure.

             PASCAL, Les Provinciales, éd. Cognet, p. 25, note 3. Guyart fait passer ce règlement le 17 janvier, au moment où la Faculté de théologie commence à discuter la deuxième proposition contenant le droit ; le docteur Mincé a alors voulu lire une lettre et une apologie composées par Arnauld ; Guyart s'y est opposé sous prétexte que cela surchargerait les débats, et il a fait voter une décision spécifiant que “le temps d'opiner pour chaque docteur ne pourrait passer une demi-heure” ; Séguier en impose le respect le 24. Voir aussi, sur le sable, p. 49.

             FABRI Honoré, Notae in notas..., p.19. In notam 2 ad Epistolam II. Sur la clepsydre. Il fallait que le chancelier l'impose d’autorité, “ut aliquis modus vestris declamationibus tragicis, invectionibus plus quam judicialibus, effugiis, magis, solitisque tumultibus poneretur” : p. 17.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LVIII. Protestation de Hermant ; voir p. LX sq. sur l'invention du sable. Voir p. LX : le roi avait seulement ordonné que chacun fût court. Le chancelier a dit qu’il ne voulait pas faire violence à l’assemblée. Le syndic ne se laisse pas arrêter et statue à la pluralité des voix, le 17 janvier, que les avis seraient bornés à un quart d’heure.

           WENDROCK, Lettres Provinciales, tr. Joncoux, I, p. 30, note II. Sur le sable. Nicole explique bien pourquoi cette mesure tyrannique est aussi ridicule : on n'a pas mesuré le temps pour la question de fait, la plus simple, mais on limite les débats sur la question de droit, sur laquelle “il fallait expliquer toute la tradition, détruire un grand nombre de calomnies, et éclaircir une infinité d'équivoques”. Mais c'est le but précisément des molinistes dans l'institution de cette “servitude”.

 

17 janvier 1656. Plainte de Mincé concernant la vérification des suffrages sur la question de fait

 

            GRES-GAYER Jacques M., Le jansénisme en Sorbonne, 1643-1656, p. 181.

 

18 janvier 1656. Début des délibérations sur la question de droit

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 142.

            Les Provinciales, éd. Cognet, p. 8.

            GEF IV, p. 97, le récit, et p. 184 sq.

 

Vers le 20 janvier 1656. Pascal demeure quelques jours aux côtés d'Arnauld

 

            OC III, éd. J Mesnard, p. 447. C'est alors qu'il s'engage dans la campagne des Provinciales.

 

20 janvier 16556. Lettres de la Mère Angélique à la reine de Pologne et à Marguerite Josse, sur les affaires de Port-Royal

 

            Lettres, t. III, p. 164 et 166. On annonce que des commissaires sont désignés pour chasser les Messieurs des Champs ; on menace de brûler les deux monastères.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 146.

           

21 ou 22 janvier 1656. Perquisition au domicile de la rue Saint-Jacques où se cache Arnauld

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 148-149.

 

21 janvier 1656. Avis d'Alphonse Le Moyne prononcé en Sorbonne le 21 janvier 1656

 

            JOUSLIN Olivier, Pascal et le dialogue polémique, p. 1053.

 

21 janvier 1656. Avis délibératif du P. Nicolaï

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 144 sq.

            DE FRANCESCHI Sylvio Hermann, Entre saint Augustin et saint Thomas. Les jansénistes et le refuge thomiste (1653-1663) : à propos des 1re, 2e et 18eProvinciales, Paris, Nolin, 2009, p. 99.

 

22 janvier 1656. L'affaire Bourgeois

 

            Député par les évêques à Rome, Jean Bourgeois, docteur en théologie, a été à Rome pour y défendre les augustiniens.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 144 sq.

 

23 janvier 1656. PASCAL, Lettre écrite à un Provincial par un de ses amis, sur le sujet des disputes présentes de la Sorbonne, 23 janvier 1656.

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 447.

 

24 janvier 1656. Le chancelier Séguier revient aux délibérations de Sorbonne

 

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 145.

 

24 janvier 1656. Bourgeois interrompu par le chancelier

 

             ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

             BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 145-146.

 

25 janvier 1656. Soixante docteurs favorables à Arnauld se retirent du débat de Sorbonne.

 

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 146. Quatre ou cinq docteurs demeurent dans les assemblées à titre de témoins. Le chancelier Séguier s’abstient aussi de revenir aux assemblées à partir de ce jour.

            ARNAULD Antoine, Œuvres, XIX, p. LXI.

 

26 janvier 1656. Arnauld passe un acte devant notaires pour protester de nullité contre les décisions de la faculté de théologie

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 448. références bibliographiques.

            Minutier central, LXXV, 91.

            JOVY Ernest, Études pascaliennes, IX, Le Journal de M. de Saint-Gilles, p. 109.

 

26 janvier 1656. Durant la nuit, Arnauld s'établit en cachette dans une maison du faubourg Saint-Marceau

 

            OC III, éd. J. Mesnard, p. 468.

            BAUDRY DE SAINT-GILLES D’ASSON Antoine, Journal d’un solitaire de Port-Royal, éd. Ernst et Lesaulnier, Paris, Nolin, 2008, p. 146.